La lèvre supérieure encore colorée du filet de la petite mousse qu’il avait descendue sur le podium, Tiesj Benoot n’a, lui, jamais eu le moindre doute sur son classement final au moment de franchir la ligne d’arrivée tracée à Berg en Terblijt.

"La troisième place est vraiment le meilleur résultat auquel je pouvais aspirer au regard de la finale, commentait le Gantois. À une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, j’ai commis une petite erreur de pilotage en sortant trop large d’un virage qui nous emmenait au pied du Geulhemmerberg. Cela m’a coûté un gros effort pour combler l’écart que j’avais abandonné sur les autres favoris et j’ai donc abordé cette avant-dernière difficulté dans la zone rouge. J’aurais donc été incapable de faire le bond sur Kwiatkowski à cet endroit comme Cosnefroy a, lui, réussi à le faire. Avec le Polonais et Pidcock dans le groupe de tête, les Ineos ont vraiment bien joué le coup et exploité leur avantage numérique. Si Christophe (Laporte) n’avait pas été victime d’une chute, peut-être aurions-nous pû nous retrouver dans la même position. Mais, sur un plan personnel, je ne peux que me montrer satisfait de course. Deux podiums en WorldTour sur huit jours de course, ce n’est tout de même pas mal après ma chute sur les Strade Bianche…"

À l’initiative de la sélection du groupe de onze hommes qui s’est disputé la gagne, le coureur de chez Jumbo-Visma a impressionné sur les pentes du redoutable Keutenberg et son passage à 22 %. "Je n’ai pas directement mesuré les dégâts que cette offensive avait opérés mais lorsque je suis redescendu en queue de groupe, j’ai constaté que van der Poel était encore là."

Une condition que le papa de la petite Roos tentera de mettre à profit dans une dizaine de jours sur les classiques wallonnes. "Je ne dispute pas Paris-Roubaix et vais mettre le cap sur le sud de la France afin de m’y entraîner dans la perspective des deux prochaines courses à mon programme : la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège."