Cyclisme

Rabobank a gagné le contre-la-montre et Boom a pris le commandement en attendant Geesink

MARINA DI CARRARA Rabobank a gagné, ce mercredi, et Boom a pris le maillot de leader à l’issue du contre-la-montre par équipe, en attendant que Geesink prenne le relais, mais l’information du jour, pour nous, est le refroidissement qui a handicapé Tom Boonen. La petite forme du leader des Quick Step est sans doute pour beaucoup dans la piètre performance des Quick Step, avant-dernier hier, à plus d’une minute des vainqueurs.

“J’ai attrapé la grippe le week-end dernier” , raconte Boonen, visiblement navré. “J’étais vraiment mal, avec plus de 39 de fièvre. D’ailleurs, j’aurais dû faire le déplacement lundi pour venir à Tirreno, mais j’ai repoussé le voyage d’un jour car je me sentais trop faible. La fièvre a disparu dans l’après-midi du lundi. Pour ce contre-la-montre collectif, j’ai dû serrer un peu les dents, mais la distance n’était heureusement pas insurmontable. Le tout pour moi sera de survivre à la deuxième étape de ce jeudi (NdlR : 202 km entre Carrara et Indicatore, aux portes d’Arezzo). Si j’y arrive, le plus dur sera passé. Mais je concède qu’être malade à 10 jours de Milan-Sanremo n’est pas très réjouissant si l’on tient compte que la Primavera était le premier objectif de ma saison.”

Voilà le genre de choses qui marque aussi le moral, tourne constamment dans la tête avant une classique aussi nerveuse que la Classicissima . Pour le reste, personne n’aura été surpris par l’excellente performance collective des Rabobank, cette équipe qui domine déjà les débats depuis l’entame de la saison, avec, notamment, la victoire de Geesink à Oman et celle de Langeveld au Nieuwsblad . Un Geesink qui piaffe d’impatience à l’idée de prendre le relais de Boom, premier leader de la Course des Deux Mers . “Je suis d’ailleurs leader un peu par hasard” , confiait Boom. “Langeveld s’est écarté à gauche au dernier moment et Freire à droite et je me suis retrouvé en tête de meute; ce n’était pas prémédité.”

Geesink en rit encore, dans une équipe qui tourne rond et dans laquelle l’ambiance, forcément, est au beau fixe.



© La Dernière Heure 2011