Faut-il s’inquiéter de la deuxième place de Remco Evenepoel, mercredi, au contre-la-montre national ? "Pas du tout, répond son directeur sportif. Remco n’a été devancé que par Yves Lampaert, dont on a un peu tendance à oublier qu’il est très bon au chrono. Il a déjà un fameux palmarès dans cette spécialité et, en plus, il roulait devant son public. Franchement, Remco suit une évolution normale après avoir été sur la touche durant neuf mois."

Depuis son retour à la compétition, ses faits et ses gestes sont suivis de près par tous les médias. "C’est logique qu’il y ait un tel battage autour de lui. Il a quand même réalisé des choses exceptionnelles, des exploits que l’on ne voit quasiment jamais."

Chez Deceuninck-Quick Step, on garde la tête froide. "L’important est de gravir les échelons un par un. Ça ne sert à rien de vouloir sauter deux marches d’un coup. Avec Remco, on est dans cette logique sportive-là. Et s’il faut rester un certain temps sur le même palier, ce n’est pas grave du tout. De toute façon, il y a assez de points à travailler."

Comme le pilotage ? "C’est sûr qu’il a une marge de progression dans ce domaine mais il évolue de jour en jour. On stigmatise son éventuelle peur dans les descentes mais cela passera. C’est vrai aussi que Remco n’aime pas rouler en peloton, mais la moitié des coureurs sont dans le même cas."


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