Il ne visera pas la gagne au Volk mais bien à Paris-Nice!

BRUXELLES Comme il n'a nul besoin de se vendre, Tom Steels n'est pas de ceux qui vont alimenter pour le plaisir les coups de pub. Le Waeslandien est ainsi fait qu'il ne détourne jamais sa ligne de conduite d'une saine et pure réalité. Alors, quand on prend son pouls à quelques jours du Circuit Het Volk, il avoue avec sincérité qu'il ne faut pas s'attendre à ce qu'il réédite à Lokeren son succès de 1996: "Mon évolution est certes positive mais je serai un peu juste pour réussir un truc le week-end prochain. Oui, même pour Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Je ne me suis pas mal débrouillé sur la Classic Haribo dimanche passé, où je me suis bien accroché dans la finale, mais il y en a d'autres qui ont davantage les jambes que moi actuellement. Je pense notamment à Museeuw et à Dierckxsens. Moi, ce sera pour plus tard. Disons que je souhaite débarquer sur Paris-Nice avec les meilleures sensations."

En réalité, Tom Steels estime qu'il lui manque aujourd'hui les kilomètres qu'une grippe tenace lui a empêché d'accumuler sur le Tour Méditerranéen. "Où j'ai dû mettre pied à terre après deux jours. C'est dommage car à Majorque, au préalable, j'avais bouclé une étape à la 2e place - derrière Oscar Freire - et une autre à la 4e. Ceci dit, je sens que mon état de forme va crescendo. Rien à voir avec ce que j'ai vécu la saison dernière et ce virus que j'ai traîné. L'an passé, pour soigner une grippe, il me fallait quinze jours de repos. Cette année, après le Tour Méditerranéen, j'étais retapé après quatre jours."

Mais pour tranquille qu'il soit mentalement pour l'heure, Tom Steels sait aussi que rien ne vaut une course gagnée pour recouvrer la totale confiance en ses mo- yens. "C'est sûr mais, désormais, je sais que cela va revenir. Quand? Ce ne sont pas les rendez-vous qui vont manquer. Il y a Paris-Nice et ensuite tout le programme des classiques. Oui, y compris Paris-Roubaix, où j'ai fini 3e en 1999. Le Giro? Non, il ne me concernera pas. Après le GP de l'Escaut et, peut-être, les Quatre Jours de Dunkerque, j'observerai une coupure pour reprendre fin mai sur le Tour de Belgique." S'il est bien dans sa tête, c'est aussi parce qu'il jouit de la confiance qu'ont continué à placer en lui les têtes pensantes de la Mapei, le Dottore Giorgio Squinzi en tête. "Un moment, il fut question de mon arrivée chez Domo mais on m'a très vite fait comprendre à la Mapei qu'on comptait encore énormément sur moi, et pas seulement parce qu'un sponsor belge est partenaire du groupe. J'en ai été fort flatté. Vous savez, je vis actuellement ma septième saison au sein de la Mapei, où je jouis encore d'un contrat de trois ans et, quelque part, il est hautement probable que je termine ma carrière ici."
Une fidélité qu'il cultive avec le plus grand soin. "Samedi prochain, si les circonstances de course devaient l'exiger, je me mettrai au service de garçons comme Paolo Bettini - qui vient de remporter le Tour de la Riviera Ligure - ou Daniele Nardello, qui semblent davantage armés que moi pour viser les lauriers."

Concernant ses compatriotes, Tom Steels met l'accent principalement sur Johan Museeuw et Ludo Dierckxsens mais n'omet pas de signaler le nom de Frank Vandenbroucke. "Ne vous fiez pas à ses classements. Sur le Tour du Haut Var, je l'ai trouvé bon . Il pourrait nous gratifier d'un numéro samedi."
On en prend bonne note.