L'Italien ne tarit pas d'éloges à propos du jeune Belge.

À 35 ans, Vincenzo Nibali a fait du Tour d’Italie (3 au 25 octobre), qu’il a déjà remporté à deux reprises et qui va partir de chez lui, en Sicile, le principal objectif de sa saison avec le Mondial de Martigny.

Interrogé par notre confrère et ami Pier Bergonzi, vice-directeur de la Gazzetta dello Sport, le Requin de Messine, vainqueur du Giro en 2013 et 2016, a désigné les deux coureurs qu’ils considèrent comme ses principaux rivaux pour le maillot rose.

"Il faudra se méfier évidemment de Carapaz", a dit Nibali à propos de l’Equatorien, qui l'avait battu l'an dernier au Giro et passé cette saison chez Ineos.

Mais le coureur de Trek-Segafredo pointe aussi Remco Evenepoel.

"Parmi les surprises, il peut y avoir Evenepoel, qui a montré de grandes choses en début de saison", a dit le Sicilien.

Opposé au prodige brabançon en début de saison lors du Tour d’Algarve que Remco Evenepoel avait remporté alors que Vincenzo Nibali avait fini 12e à 2:02, ce dernier n’avait pu masquer son enthousiasme.
"Déjà, l’an dernier au Tour d’Allemagne, il m’avait impressionné en attaquant à cent kilomètres du but dans une étape ", disait-il alors. "Ses performances suivantes ont confirmé mon sentiment. Et sa victoire d’aujourd’hui (NdlR : en février) prouve vraiment qu’il s’agit d’un talent extraordinaire. Si vous pouvez faire cela à l’âge de 20 ans… Il sera un vrai rival au Giro même s’il y a un point d’interrogation sur sa capacité à tenir trois semaines. Normalement, un jeune coureur a besoin d’un temps d’adaptation avant de lutter pour la victoire (sur un Giro), mais je pense que cette théorie ne s’applique pas à Remco Evenepoel."