Même une chute ne parvient pas à déstabiliser le leader belge du Giro

POTENZA Danilo Hondo a vite compris comment procéder. L'Allemand est, déjà, l'homme à battre dans les sprints du Giro. Deuxième arrivée massive et deuxième victoire pour l'homme de l'équipe Telekom, déjà vainqueur, on l'a rappelé lundi déjà, de la première manche des Trois Jours de La Panne et du Tour de Berne cette saison. Cette fois, Hondo a, en plus, bénéficié du soutien de Lombardi, dont on sait qu'il mène régulièrement les sprints pour Erik Zabel. C'est dire s'il maîtrise parfaitement la manoeuvre. A Potenza mardi, Hondo a devancé Endrio Leoni, un véritable spécialiste aussi, celui-là, et le Slovène Hauptman. Point de Cipollini qui n'a pas réussi à revenir suffisamment sur la tête de la course, une petite bosse de 1,5 km située à 5 km de l'arrivée, lui ayant sans doute coûté des forces.
A ce moment de la course, le peloton était à la poursuite de trois hommes: Stangelj, Lopez et Barbero échappés sept bornes plus tôt. Barbero fut le dernier à résister, étant repris peu après le passage de la flamme rouge. La suite, on la connaît.

Verbrugghe à terre

A l'arrivée, Rik Verbrugghe avait le sourire un rien crispé. L'étape avait été dure, comme la veille, et surtout, le maillot rose s'était retrouvé à terre, à 60 km, en compagnie de son équipier Mario Aerts. Plus de peur que de mal certes, même si Rik avait dû s'appuyer, en compagnie de plusieurs équipiers, une bonne poursuite afin de rejoindre le peloton filant à bonne allure. A l'arrivée, Rik a expliqué qu'il avait, sans doute, le bassin légèrement déplacé. " Après ma chute, plus rien n’allait. Quand je devais forcer, je souffrais. Un nerf doit être bloqué.En principe, cela se remet bien mais il me faut consulter un ostéopathe. " On n'oubliera pas que Verbrugghe se deboîte, facilement, l'épaule et ce n'est pas la première fois, paraît-il, qu'il a le bassin déplacé...
Entre-temps, le Wallon est en rose depuis quatre jours déjà. Il n'est évidemment pas certain que ce sera le cas ce mercredi, l'étape étant jugée en altitude à Montevergine di Mercogliano. C'est la première des étapes très sérieuses de ce Giro et les favoris devraient pointer le nez. A suivre Pantani dont on a, une fois encore, vu la silhouette dans le final de la manche de mardi. Quant à Verbrugghe, il sera toujours en rose si, d'aventure, il détenait la même forme que lorsqu'il se montra impérial sur les pentes du Mur de Huy...