Cette première étape n’est pas un prologue !

J.G.

POITIERS Ce samedi, le Tour de France ne débute pas comme il en a l’habitude puis plusieurs années. En effet, ce n’est pas un prologue qui est disputé autour du parc du Futuroscope à Poitiers, mais une première étape. Certes, cette épreuve initiale est également courue contre la montre individuellement. Mais sa distance – 16,5 km – est inhabituelle et trop longue que pour qu’elle figure au rang des prologues. Ceux-ci n’ont pas toujours appartenu à l’histoire de la « Grande Boucle ». Ils ne datent que de 1967.
Le premier prologue, disputé à Angers, avait vu la victoire de l’Espagnol Errandonea. Depuis et jusqu’à l’année dernière, les prologues ont toujours entamé la course. Deux exceptions cependant : en 1971, il s’agissait d’une manche disputée par équipes, la formation Molteni emmenée par Eddy Merckx s’imposant à Mulhouse. Et en 1988, sous le déluge à La Baule, on avait baptisée cette manche initiale préface. Le début de l’épreuve était disputé par équipes, le dernier homme de chaque formation étant chronométré ensuite sur l’ultime kilomètre (succès de Bontempi).
Cette fois donc, point de prologue, mais une véritable étape contre-la-montre dont la distance permet déjà, ce samedi après-midi, de faire un point intéressant sur la condition physique des principaux favoris.
Autre conséquence de cette nouveauté : les écarts peuvent, déjà, être importants et ils sont susceptibles de figer davantage le classement général que les prologues, plus courts, des années précédentes. Ainsi, il n’est pas sûr que les routiers-sprinters qui aiment lutter pour l’attribution du maillot jaune en début de Tour, réussiront à revenir aussi rapidement sur les meilleurs rouleurs à la faveur des bonifications. Ce rendez-vous du Futuroscope n’a donc rien d’anodin.


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