Jan Ullrich? Des kilos de confiance!

J. Gr.

Chez Telekom, la santé affichée par le vainqueur 97 rassure tout un chacun, lui en premier

ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE JOËL GRÉGOIRE

FUTUROSCOPE Son arrivée jeudi, sur le coup de 17 heures, pour le contrôle médical, n'a certes pas déclenché l'hystérie mais il n'empêche que Jan Ullrich ne passe pas inaperçu sur le site du départ. Suivi comme son ombre par quelques caméras de la télévision allemande, le leader de Telekom n'a pas trahi le moindre signe de nervosité. A peine ressorti du cabinet où il affichait sur la balance un poids qui se rapproche de son poids de combat, il arborait même un léger sourire au moment de répondre aux questions.
"Comment je me sens ? Parfaitement bien. Je prends mes repères, à l'instar de mes équipiers. Ce vendredi, le programme comprendra un léger entraînement avant l'entrée en matière de samedi."

Un prologue version longue cette année puisque présentant un effort en solitaire de 16,5 km, là où il ne dépasse jamais la moitié en temps normal.
"Vous savez, 8 ou 9 km, ce n'est pas très long, mais 16 non plus! tempère Ullrich. Des secondes se gagneront et se perdront mais pas question bien entendu d'écarts décisifs pour l'ensemble d'un Tour de France."

Révélé en 96, impérial en 97, puis défait en 98, le coureur de Merdingen effectue presqu'un retour puisque la chute encourue au Tour d'Allemagne l'avait obligé à déclarer forfait il y a douze mois. Inexistant ou décrié au cours du printemps, il n'en figure pas moins au rang des grands favoris, au sein d'un trio recensant également Pantani et Armstrong. Trois hommes, trois marches du podium ?

Un rêve, un but en soi
"Gagner un jour le Tour de France constituait un rêve et un but. J'y suis parvenu, tant mieux, mais celui qui atteint le podium doit déjà s'estimer heureux. En trois participations, je n'ai connu que les première et deuxième positions. Pourvu que je tienne cette moyenne."

A cette fin, on ne peut s'empêcher de comparer sa méthode de préparation discrète mais, chez Telekom, on a renoncé à le voir un jour briller au printemps et ses sensations au moment de s'élancer pour trois semaines.
"Je m'estime en parfaite santé, et les tests ergométriques réalisés mercredi à Fribourg ont livré d'excellents résultats. Le Tour de Suisse représentait vraiment la préparation idéale : quelques journées ardues, un temps clément, tout ce qu'il fallait pour retrouver la confiance."

Une confiance restaurée en revêtant trois jours durant le maillot de leader, alors qu'au début du mois, sa cote était au plus bas, suite à son abandon dès le km 0 lors de la Classique des Alpes. Pas encore au maximum, Jan trouvera le temps de monter en régime en se mettant au service de l'équipe. En effet, chez Telekom, on partage le leadership.
"Les succès d'étapes que vise Zabel sont excellents pour le moral et tirent tout le monde vers le haut, éclaircit-il. Si je peux y contribuer, je le ferai. Rouler devant dans les cinq derniers kilomètres permet, en outre, d'éviter les chutes."
Or, lui entame son ascension.

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