Tom Steels débute en force

Joël Godaert

Bien que gêné au moment du sprint, le Belge s'impose devant O'Grady et Zabel

LOUDUN Un sprint, puis c’est tout. Certes, la deuxième étape du Tour de France ne modifie guère le classement général établi samedi à la faveur de la manche chronométrée du Futuroscope. Tout au plus retient-on que le sympathique David Millar, nullement impressionné par son nouveau statut, s’est permis de s’assurer deux secondes de bonifications lors d’un sprint intermédiaire. Mais le vrai sprint, celui qui a clôturé l’étape, ne lui était pas réservé. Il était dévolu aux hommes rapides et parmi eux, Tom Steels s’est, de loin, montré le meilleur.
Le Belge a fait merveille et il débute ce Tour 200 en force. Très vite laissé seul - Zanini qui l’avait piloté jusque-là, s’est écarté trop tôt -, Steels a suivi le train des Telekom qui, évidemment, emmenait Erik Zabel. Or, au moment où Fagnini, équipier de l’Allemand s’est relevé, il a failli provoquer la chute de Steels. Celui-ci a dû faire un écart, saisir ses poignées de frein. Mais il en fallait visiblement davantage pour lui ôter toute envie de victoire. Steels est reparti de plus belle, en plein milieu de la route. Il a débordé Zabel et a tenu bon jusqu’au bout, malgré l’assaut final de l’Australien O’Grady. Un sprint majesteux qui témoigne de la large supériorité actuelle du sprinter belge. Même Cipollini, absent de ce Tour, aurait eu bien des difficultés à résister aux derniers coups de rein du sprinter de la Mapei.

Cette deuxième étape en ligne, dont on n’attendait guère, s’est déroulée comme on le prévoyait. Le peloton s’est glissé mollement sur les routes de la Vienne et il a fallu l’inévitable Jacky Durand, bien épaulé par le Hollandais Dekker pour animer la journée. Les deux hommes ont joué les éclaireurs pendant plus de cent bornes, mais ils n’ont pas obtenu la liberté qu’ils souhaitaient. Trop heureux de compter le maillot jaune en leurs rangs, les coureurs de Cofidis ont protégé le bien décroché à la surprise générale par David Millar au Futuroscope. Le tandem attaquant a été rejoint. Ce sont alors les routiers-sprinters et leurs équipes qui sont entrés en lice avec ce joli succès de Steels.

Ce lundi, l’ étape menant de Loudun à Nantes ne devrait pas être plus déterminante. On attend déjà, avec impatience, l’explication chronométrée par équipes de mardi.


LE FILM DE L'ÉTAPE
Le raid de Dekker et Durand

Km 0: 177 coureurs prennent le départ du Futuroscope, y compris Etxebarria victime d’une lourde chute dans la 1e étape.
Km 35: alors que le peloton a roulé très lentement jusque-là, Erik Dekker accélère et s’échappe. Alors qu’il a 15 secondes d’avance, Jacky Durand se lance à sa poursuite.
Km 40: Durand revient sur Dekker et les deux hommes unissent leurs efforts. Dans le peloton, Hamilton est victime d’une chute.
Km 50: trois minutes d’avance pour le duo Durand-Dekker. A cet instant, Dekker est maillot jaune virtuel.
Km 60: sprint-bonifications de Château-Larcher : 1. Dekker ; 2. Durand ; 3. F. Simon à 5 minutes.
Km 85: sprint-bonifications de Verrières : 1. Dekker ; 2. Durand ; 3. Lefèvre à 5 minutes.
Km 100: l’équipe Cofidis engage la poursuite et l’écart diminue.
Km 140: sprint-bonifications de Châtellerault : 1. Dekker ; 2. Durand ; 3. Millar à 1.30. Le maillot jaune David Millar en profite pour s’assurer deux secondes de bonifications.
Km 150: Dekker d’abord, Durand ensuite sont repris par le peloton.
Km 160: brève tentative de Moerenhout. Voigt est victime d’une crevaison.
Km 175: crevaison de Virenque qui reprend aisément sa place dans le peloton.
Km 189: soit à cinq km du but, assaut de Voigt, relayé par Commesso. Les deux sont sont sur le point d’être repris, Commesso tente de repartir seul. Il est rejoint à 3 km de l’arrivée.
Km 194: le sprint massif n’est pas évité. Gêné par l’équipier de Zabel, Fagnini, Tom Steels lève les bras sur la ligne. Il devance, de peu, O’Grady.


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