Axel Merckx a tenu parole

ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE PHILIPPE VAN HOLLE
Axel Merckx a tenu parole
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Il était le plus fort avec le vainqueur du jour mais les circonstances et la tactique Lotto,étaient contre lui
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DIGNE-LES-BAINS Il n'aura donc pas succédé à son père, 36 ans plus tard, puisqu'Eddy était le dernier vainqueur à Digne dans le cadre du Tour de France. L'histoire aurait été belle, et tous les supporters du Bruxellois y ont cru à un moment ou à un autre, dans cette 12e étape de la Grande Boucle entre Briançon et Digne-les-Bains. Une étape casse-pattes comme il les aime et qu'il avait depuis longtemps pointée dans son agenda. Le hasard voulait qu'il s'agisse de celle du 14 juillet, exactement comme l'an dernier, lorsqu'il s'était échappé avec Virenque. Un épisode qui ne lui a pas laissé que de bons souvenirs, loin s'en faut même, puisque le Varois avait mangé sa parole en lâchant notre compatriote dans la dernière bosse (de l'étape allant de Limoges à Saint-Flour) alors que les deux hommes avaient un accord. Merckx avait terminé deuxième, complètement outré par l'attitude du coureur Quick Step.

Cette fois, il ne fut pas question de magouille, du moins au niveau du groupe d'échappés, ce que Merckx s'empresse de souligner lorsqu'on lui fait remarquer qu'il était sans doute l'un des (deux) plus forts parmi les hommes de tête. «Le plus fort, c'était Moncoutié, dit-il, il n'y a pas à épiloguer là-dessus. Il a fait ce que je n'ai pas pu réaliser, autrement dit lâcher tout le monde à la faveur d'un démarrage.»

Certes mais Merckx fut le premier à attaquer à 30 km de l'arrivée, dans le Col du Corobin. Le premier aussi à fatiguer ses adversaires, ce dont Moncouté a manifestement pu profiter. «C'est normal et légitime, poursuit le grand battu du jour. C'est même bien joué tactiquement.» Ensuite, Merckx eut beau se démener, assurant la majeure partie du travail en poursuite, il ne reverrait plus le sympathique Français.

Auparavant, on avait vu une tactique assez surprenante de la part des Lotto, cette équipe menant la chasse derrière les attaquants, alors qu'elle possédait un de ses meilleurs hommes à l'avant. Certes, Hushovd et O'Grady faisaient également partie de l'échappée - c'était plutôt bien joué de leur part - et pouvaient donc prendre des points au classement du maillot vert alors que McEwen, lui, se trouvait à l'arrière. Mais, s'il fallait réagir, c'est au tout début de l'escapade qu'il aurait fallu le faire. Merckx ne voulait pas réagir sur cette tactique plus que bizarre. «Je ne ferai pas de commentaire. L'équipe me paie, elle décide.» Bien sûr mais en attendant, la poursuite des Lotto ne servit à rien et Axel fut bloqué pour rien à l'avant pendant plus d'une heure de course! Espérons qu'il aura une autre chance dans ce Tour mais rien n'est moins sûr puisqu'on joue à fond la carte de McEwen, chez Davitamon-Lotto...

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