«Impossible sans mes équipiers»

ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE DAVID LEHAIRE
«Impossible sans mes équipiers»
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Revivez la semaine en images

Hier, Robbie McEwen a signé sa troisième victoire d'étape après celles de Montargis et de Karlsruhe
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MONTPELLIER Robbie McEwen a la tête bien posée sur ses épaules carrées. Mieux que quiconque, il sait que les occasions de sprint massif jusque Paris se font de plus en plus rares. Et que, par conséquent, les possibilités d'engranger des points dans la lutte au maillot vert diminuent chaque jour. Or, depuis l'abandon de Boonen, jeudi matin, l'Australien a refait de la tunique verte son objectif majeur. Cette treizième étape figurait, donc, en très bonne place parmi ses priorités.

Cela tombe bien puisque, hier, la fusée de Davitamon-Lotto était à l'heure au rendez-vous. McEwen s'est en effet imposé au sprint, signant là sa troisième victoire déjà dans ce Tour après celles obtenues à Montargis et à Karlsruhe. Le voilà assuré de faire mieux qu'en 2004 et en 2002, années où il signa deux succès dans la Grande Boucle. En outre, le natif de Brisbane a déjà égalé ses trois succès acquis, au printemps dernier, sur les routes du Giro. Ravi, McEwen tenait, cette fois, à insister sur le rôle joué par ses équipiers de Davitamon-Lotto. «Honnêtement, je ne pensais pas qu'il y aurait une arrivée au sprint à Montpellier. Quand les cinq échappés ont compté neuf minutes d'avance, j'ai même cru que c'était chose acquise. Mais mes équipiers ont fait un travail extraordinaire. C'est rare qu'un sprinter s'impose sans l'aide de quelqu'un d'autre mais, ce coup-ci, c'est clair, la victoire aurait été impossible à conquérir sans eux. Je la leur dédie. Je n'ai fait qu'achever leur travail. Fred Rodriguez, pour ne citer que lui, m'a emmené jusqu'au dernier moment, me facilitant fortement la tâche. Enfin, je tiens aussi à remercier les coureurs de Lampre qui nous ont aidés à ramener le peloton sur les fuyards.»

Si McEwen mit tant ses équipiers en avant, c'est aussi dans le but de mettre fin à la polémique qui entoura sa formation à l'issue de l'étape précédente, lorsque les dirigeants de Davitamon-Lotto décidèrent de mener la chasse derrière un groupe où figurait... Axel Merckx.

À 22 points du maillot vert

McEwen en est donc désormais à huit victoires d'étape au Tour de France. Mais, plus important, il s'est définitivement replacé dans la course au maillot vert même s'il continue à marteler que «le déclassement de Tours et la chute de Nancy pourraient (lui) coûter cher au décompte final». Reste qu'il n'est plus désormais qu'à vingt-deux longueurs de Thor Hushovd. Bien que toujours battu dans les sprints massifs depuis le départ de Fromentine, le Norvégien ne perd pas confiance en ses possibilités. «Mon tour viendra bien. Il faut juste que la chance tourne. De toute façon, je compte bien défendre bec et ongles le maillot que je porte désormais.» Une tunique dont il a hérité suite au retrait de Boonen. Dont McEwen dit: «Hier, c'était la première fois que les Quick Step ne cherchaient pas à emmener le peloton. Cela faisait un peu drôle. Il est évident que les sprints sont moins difficiles sans Boonen mais il reste d'excellents adversaires. Pour être maillot vert, il faut aussi avoir de la veine et pouvoir sortir des montagnes sans être trop abîmé. Tom l'a appris à ses dépens. Pour moi, le Tour continue.» Et plutôt bien, même!

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