A quand et à qui la 3e étape?

D. L.

Les Belges veulent finir le Tour par l'un ou l'autre coup d'éclat

ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE DAVID LEHAIRE

PAU Ce lundi, le peloton a donc joui comme il se doit de la deuxième journée de repos dans ce Tour. A Pau et dans ses environs, tous les coureurs se sont préparés à entamer la remontée vers Paris. Dans le clan belge, on aspire secrètement à une troisième victoire d'éta- pe après les deux succès décrochés par Tom Boonen aux Essarts et à Tours, les... deuxième et troisième jours de cette Grande Boucle. Depuis lors, plus rien. Mais il est vrai qu'il a fallu traverser les Alpes et les Pyrénées. Ce qui est loin d'être le terrain de jeu préféré de nos compatriotes. «En montagne, il nous est impossible de suivre le rythme des quinze ou vingt meilleurs. Alors, on préfère ne pas se mettre dans le rouge en attendant des étapes plus à notre portée», explique Christophe Brandt.

Réduit à huit unités suite aux mises hors course ou abandons des trois Quick Step -Boonen, Huslmans et Cretskens -, le contingent belge est actuellement tiré par Axel Merckx, 46e à... 1h24:20 de Lance Armstrong. Ce n'est évidemment pas brillant sur papier mais il convient de nuancer ce constat par deux remarques: d'abord, aucun de nos représentants ne dispute le Tour dans le but de faire un bon classement général mais pour y réaliser un coup d'éclat; ensuite, tous ceux qui évoluent au sein de l'équipe Davitamon-Lotto - soit cinq sur les huit encore en lice - ont passé les deux premières semaines à l'entière disposition de leur sprinter, Robbie McEwen. Et le tableau de chasse de cette formation est brillant avec trois succès et un très bon contre- la-montre par équipes. «Nous n'avons pas du tout l'impression de manquer notre Tour. Au contraire, ajoute Brandt. Jusqu'à présent, on a fait ce que l'on nous a demandé.»

Vrai aussi qu'il y a des années où la Belgique ne remporte pas une étape sur les routes de France.

«Quinze fois avant la bonne»

D'un point de vue individuel, Boonen a évidemment attiré tous les regards... tant qu'il était là. Gilbert, pour sa première participation à l'épreuve, se montre offensif. «Ce n'est pas facile de se glisser dans la bonne échappée, dit le coureur de La Française des Jeux. Moi, j'ai dû essayer quinze fois avant de me retrouver dans le bon coup.»

Le citoyen de Remouchamps n'a, il est vrai, pas à rougir de ses prestations depuis ses débuts dans le Tour. Il a pris conscience de ses possibilités et peut désormais un peu se projeter dans le temps. «Je pense que si je me focalisais sur le Tour et que j'axais toute ma saison sur celui-ci, je pourrais viser une place correcte au général. Mais, honnêtement, cela vaut-il la peine de sacrifier d'au- tres courses pour espérer finir 25 e du Tour? Moi, je ne le pense pas. En tout cas, je ne changerai pas mon fusil d'épaule.»

Quant à Merckx et à Brandt, bien qu'ils soient au service de McEwen, ils ont tenté leur chance. Le médaillé d'Athènes fut même l'un des grands bonshommes de l'étape de Digne-les-Bains. Quant au Liégeois, il pourrait bien sortir de l'ombre d'ici à Paris. Marc Sergeant, le manager de Davitamon-Lotto, a, en effet, décidé de donner plus souvent carte blanche à ses troupes désormais.

© Les Sports 2005

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