Serrano prive Merckx d'une belle victoire

Jorge Toleda
Serrano prive Merckx d'une belle victoire
©

Axel était sans doute le plus fort du petit commando de tête

MENDE Encore raté ! Axel Merckx a flirté, une nouvelle fois, avec la victoire d'étape, il a dû, hélas pour la Belgique qui fête son 21 juillet, se contenter d'une place d'honneur. Au pire, il aurait dû terminer deuxième, compte tenu de sa débauche d'efforts, mais, sans vergogne, Cédric Vasseur qui lui avait sucé la roue pendant plus de deux kilomètres, l'a devancé au sprint, témoignant d'une triste mentalité. Bof ! Chez les Merckx ont été habitué à avoir des profiteurs dans son sillage...

Le vainqueur du jour, celui qui a su émerger dans l'ultime bosse, la redoutable côte qui culmine au-dessus de Mende et mène au plateau où a été tournée la dernière séquence de La Grande Vadrouille, s'appelle Marcos Serrano. Dans les derniers kilomètres de la montée, aujourd'hui baptisée Laurent Jalabert, car l'ancien champion français y a remporté une belle victoire, Merckx a d'abord répondu, efficacement, à un assaut de Thomas Voeckler. Il a ensuite accéléré à plusieurs reprises, distançant la plupart de ses compagnons de route, à l'exception de Serrano et de Vasseur. À 2 km, Axel a semblé peiner sur un démarrage de l'Espagnol, assurément plus explosif que le Belge. Mais Axel revenait, moment choisi par Serrano pour attaquer à nouveau et filer vers la victoire. Axel Merckx a encore tenté de revenir, avec Cédric Vasseur flanqué dans sa roue. En vain. Serrano a offert à sa formation Liberty Seguros un joli succès, Vasseur devançant Merckx pour l'obtention de la deuxième place, ce qui n'a guère plu au coureur de l'équipe Davitamon-Lotto, mais cela ne changeait finalement pas grand-chose, seule la victoire comptait pour lui.

A noter que ces hommes devançaient de plus de douze minutes le peloton, lequel, bien évidemment, a explosé dans la côte finale. Sous l'impulsion de Basso, qui termine le Tour dans un bel état de fraîcheur, le groupe des favoris a été réduit à quelques hommes. Armstrong a accompagné sans mal l'Italien, mais aussi l'excellent Cadel Evans, alors qu'Ullrich a dû s'accrocher. Les autres, dont Rasmussen, Leipheimer, Vinokourov et Mancebo ont, encore, perdu des plumes. Si la première place à Paris n'est plus discuté depuis longtemps, dans le dos du boss, cela se bagarre toujours...

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be