Tout est dit... ou presque!

Philippe Van Holle

L'étape de Mende, avec son arrivée au bout d'une ascension certes raide mais relativement courte, aurait pu réserver l'une ou l'autre surprise - Rasmussen a d'ailleurs concédé du temps à Armstrong, à Basso, à Evans et, surtout, à Ullrich - mais, une fois de plus, il ne s'est pas passé grand-chose au niveau des favoris. On a bien l'impression que tout le mon- de, au faîte du classement général, est content de son sort. Tout juste Ullrich ronge-t-il son frein pour s'emparer de la troisième place d'un Rasmussen qui ne devrait très logiquement pas faire le poids lors des 55,5km contre la montre de samedi à Saint-Etienne. Mais pour nous, Belges, en ce 21 juillet, c'est Axel Merckx qui a failli créer l'événement. Failli, souligneront les esprits chagrins que nous ne suivrons pas pour notre part. Car chacun connaît les atouts et les faiblesses du fils d'Eddy. Son mérite est avant tout d'essayer, encore et encore, jusqu'à ce que, peut-être, un jour, il franchisse enfin la ligne en vainqueur d'une étape de la Grande Boucle. Le coup est passé près mais, comme Axel, avec une belle honnêteté, le dit lui-même, il y a toujours quelqu'un de plus fort que lui, quelqu'un qui l'empêche de toucher au rêve. Qu'à cela ne tienne, Axel Merckx, de toute façon, est tout sauf un rêveur. Il fait le métier, avec conscience et application, puis se ressource au sein de ses vraies valeurs. Familiales avant tout. Demain est un autre jour, qui portera d'autres espoirs...

© Les Sports 2005

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