''J'aurais dû rouler jeudi''

Eric de Falleur

Axel Merckx rigole mais les Phonak ont dû travailler pour protéger Landis

CARCASSONNE Comme ils le craignaient un peu, les coureurs de Phonak ont été contraints à rouler, hier, pour défendre le maillot jaune conquis par Floyd Landis, la veille, à Pla-de-Beret.

"J'aurais mieux fait de rouler jeudi dans le dernier kilomètre pour rapprocher Dessel de quelques secondes, ç'aurait été aux AG2R à prendre leurs responsabilités derrière les échappés", rigolait Axel Merckx qui, jeudi soir, avait fêté cette prise de pouvoir avec une coupe de champagne. Il est vrai que le maillot jaune de Landis est le premier jamais conquis par la formation suisse.

Le Bruxellois dut, en effet, comme ses partenaires, mettre la main à la pâte derrière l'attaque des quatre (Freire, Popovych, Ballan et Le Mevel).

"Ce matin, nous avions décidé de ne pas laisser partir les coureurs qui se trouvaient sous les dix minutes au classement général", expliquait John Lelangue après la course. "Popovych était à neuf minutes, on a donc roulé tranquillement, en maintenant un tempo pour qu'il ne prenne pas trop d'avance et reste entre quatre et cinq minutes. Ensuite, c'était aux équipes de sprinters de prendre la poursuite à leur compte. Elles ne l'ont pas fait."

La première des trois étapes de transition, avant que le Tour n'arrive dans les Alpes, a donc obligé les Phonak à se mettre déjà à la planche.

"On ne cède pas un maillot jaune comme ça", expliquait Axel Merckx, "mais c'est vrai que nous aurions préféré que Popovych ne soit pas dans ce groupe. Le maillot jaune de Floyd dès les Pyrénées, ce n'est pas ce que nous voulions vraiment mais on a décidé de le défendre quand même, mais pas à n'importe quel prix. Floyd a toujours été favori du Tour, même avant le départ, et même avant l'éviction des autres favoris. Il mérite ce maillot, c'est quelqu'un de charmant et il a travaillé pour cela toute l'année."


© La Dernière Heure 2006

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