Exploit de Rasmussen, défaillance de Landis

Robert Dargeot
Exploit de Rasmussen, défaillance de Landis
©AP

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Le Tour de France rebondit une fois de plus: Pereiro à nouveau en jaune !

LA TOUSSUIRE Annoncée comme étant la plus redoutable étape du Tour de France 2006, la manche alpestre qui s'est achevée mercredi a été, assurément, la plus belle depuis le départ de Strasbourg.

Le héros du jour est évidemment Rasmussen, auteur d'une superbe échappée, lancée dès le 10e km et ponctuée par un raid en solitaire de plus de 70 bornes ! Le Danois a réussi un superbe coup double, puisque non content de s'imposer dans cette étape-reine, il a aussi conquis le maillot à pois de meilleur grimpeur.

Mais la plus grosse surprise est venue du maillot jaune, Floyd Landis. Alors qu'il avait fait illusion jusque-là, demeurant le plus souvent dans les roues de son équipier Axel Merckx, l'Américain a sombré à plus de 10 km du sommet de l'ultime ascension. Dès que le maillot jaune a montré des signes de faiblesse, tous ses rivaux ont accéléré. Menchov a montré la voie, mais le Russe a présumé de ses forces. Tout comme Leipheimer, qui échappé à la poursuite de Rasmussen n'est jamais revenu sur le coureur nordique, il a même été débordé en fin d'étape par plusieurs autres favoris.

À l'arrivée, aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est l'Espagnol Oscar Pereiro qui a récupéré le maillot jaune perdu à l'Alpe d'Huez et dont il avait hérité, à la surprise générale, dans l'étape de transition de Montélimar. Faut-il le rappeler, ce jour-là, Pereiro et ses compagnons d'échappée avaient reçu une liberté totale, le peloton terminant avec plus de trente minutes de retard. Si à Paris, dimanche, l'Espagnol grimpe sur le podium final sur les Champs Elysées, certains se mordront les doigts de lui avoir accordé un tel bonus...

Ce ne sera pas le cas de Landis, qui lui avait si volontiers abandonné la précieuse tunique, dans l'espoir de ménager son équipe. L'Américain, c'est vrai, n'a eu que le seul Axel Merckx pour l'aider dans cette étape. Mais il a surtout, lui-même, coincé, subissant une terrible défaillance. De celle dont on ne se relève pas !

Entre-temps, le Tour n'est pas joué. Pereiro fait désormais office de favoris, mais Sastre, qui a aussi réussi une bonne opération, Kloden, Evans et, dans une moindre mesure Menchov peuvent encore y croire. Un Tour sans patron, ce n'est pas triste...

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