Michael Rasmussen a retrouvé le maillot à pois

E. d.F.

Le Danois a gagné l'étape, après un long raid sur les cols alpins


LA TOUSSUIRE Mardi soir, Michael Rasmussen a poussé la porte de la chambre qu'Erik Breukink, le directeur sportif de Rabobank, occupait au Club Les Berges, à l'Alpe-d'Huez. Le Danois était particulièrement déçu d'avoir sacrifié en vain ses chances de reprendre le maillot à pois et de gagner l'étape au profit de son équipier Denis Menchov. "Les choses n'ont pas tourné comme on l'espérait et j'ai demandé si, aujourd'hui (hier), je pouvais retrouver ma liberté."

Celle-ci obtenue, le Danois, ancien spécialiste du VTT, se lança à l'attaque dès le 6e km de l'étape et les premiers contreforts du col du Galibier. Comme il y a un an, en direction de Mulhouse, Rasmussen, bientôt rejoint par Casar et Valjavec qui l'accompagnèrent jusqu'au milieu de la Croix-de-Fer, allait mener à bien son raid au long cours et s'emparer, sans doute définitivement, du maillot du meilleur grimpeur du Tour.

"Ce succès m'émeut car lundi, lors de la journée de repos, j'avais promis à mon épouse de tout faire pour réussir dans ces étapes alpestres, expliquait Rasmussen. Je joue 90 % de ma saison dans ces trois jours. Mais je n'ai pas reçu cette étape en cadeau; j'ai dû me battre pour la conquérir. Avec Casar et Valjavec, qui ont beaucoup rou-lé, notamment sur le plat, nous avons dû nous employer en début d'attaque pour creuser l'écart."

Le coureur de Toelloese, une petite ville de Zélande danoise, au sud de Copenhague, a pourtant compris assez loin de l'arrivée que, sauf accident, il allait enlever une deuxième étape du Tour en deux participations. "Au sommet de la Croix-de-Fer, j'ai vu que les écarts ne tombaient pas, que le peloton ne revenait pas beaucoup et je me suis dit que cela pourrait aller car je connaissais le final, reconnu en juin", conclut Rasmussen. "Je souffrais mais tout cela sera vite oublié avec cette victoire."



© La Dernière Heure 2006

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