18e étape - La décision finale tombera ce samedi

Robert Dargeot
18e étape - La décision finale tombera ce samedi
©EPA

Tour de France. L'Italien Matteo Tosatto offre à la Quick Step la victoire que Boonen n'avait pas obtenue

L'étape en détail et les classements

MÂCON On s'y attendait quelque peu et cela n'a pas raté. Après le festival des dernières étapes dans les Alpes, le peloton a ressenti le besoin de souffler, du moins les favoris et ceux qui, ce samedi, contre la montre, décideront de l'issue finale du Tour de France 2006.

L'étape qui s'achevait à Mâcon a ainsi profité à une poignée de coureurs, dont Matteo Tosatto, poisson-pilote de Tom Boonen. En l'absence du champion du monde, le rapide italien a superbement saisi sa chance disposant, au sprint, de ses derniers compagnons d'échappée, son compatriote Moreni et l'Allemand Scholz.

Ces trois hommes étaient issus d'un commando d'une quinzaine de coureurs qui avaient réussi à échapper à la garde d'un peloton visiblement éprouvé physiquement. Parmi les leaders du jour, on signalait une fois encore Levi Leipheimer qui n'a cessé, dans ce Tour, de récupérer des places après avoir très mal débuté, lors du chrono breton. L'Américain a, ce vendredi, réalisé une bonne opération, remontant de plusieurs places au classement général. Mais il n'entre plus, depuis longtemps, en ligne de compte pour la victoire finale.

Sauf surprise, celle-ci doit se jouer entre les trois premiers du classement général, Pereiro, Sastre et Landis. À moins que pris par l'enjeu, ceux-ci soient incapables d'empêcher un retour quasi miraculeux de Klöden (4e à 2.29), voire même de Cadel Evans (5e à plus de trois minutes). La réponse: ce samedi, au terme des 57 km qui seront parcourus, contre la montre, à Montceau-les-Mines.


Déclarations

Matteo Tosatto (Ita/Quick Step), vainqueur de l'étape: "Je savais que Moreni allait vite mais moi aussi je suis rapide. Je peux même gagner un sprint de 40-50 coureurs. Aux 500 mètres, je savais que c'était une occasion en or de gagner. A la fin d'une étape pareille, ça se joue surtout à ce qui reste d'énergie. Cette étape, c'était la dernière possibilité pour moi. L'équipe a fait un très bon Tour. Tom Boonen a gardé pendant quatre jours le maillot jaune et l'équipe a fait un très bon travail. Le Tour est réussi. Dans l'étape de Morzine (jeudi), j'ai souffert de vertiges pendant une dizaine de minutes dans la première ascension, sans doute à cause de l'altitude. Après, ça allait mieux. En début de Tour, j'ai eu mal à un genou. Personne ne le savait, seuls mes coéquipiers étaient au courant. Je suis tombé dans la deuxième étape, cela semblait sans conséquence, mais j'ai eu de plus en plus de problèmes ensuite. Mais j'ai tenu à continuer."

Oscar Pereiro (Esp/Caisse d'Epargne), leader: "C'est le contre-la-montre le plus important de ma vie que je vais disputer. Floyd (Landis) est meilleur que moi mais je me donnerai à fond. Si je termine sur le podium (à Paris), je serais content mais je vais faire le maximum pour gagner le Tour. En temps normal, quand je ne perds pas plus de deux minutes sur un contre-la-montre pareil, c'est un très bon résultat pour moi. Mais là, il ne faut pas que je perde plus de 29 secondes. J'ai connu une situation similaire avec Ullrich au Tour de Suisse 2003. Il ne m'avait mis que 10 secondes. Mais cette fois, c'est un long contre-la-montre, presque 60 kilomètres, et il ne faut pas oublier que ce +chrono+ arrive après 20 jours de course. Les jambes réagiront sans doute différemment."

Floyd Landis (USA/Phonak), 3e du classement général: "Je suis optimiste avant le contre-la-montre. J'ai confiance, j'aime les contre-la-montre. Hier (jeudi), c'était déjà comme un contre-la-montre. J'avais un bon coup de pédale. Je me suis bien échauffé en somme."

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