Gilbert recommence aujourd'hui !

Ph. V.H.

Le Liégeois était bien parti mais Vinokourov a anéanti sa tentative

MONTPELLIER Lorsqu'on a vu l'écart grimper à plus de 7 minutes, on s'est dit que le bon coup était parti et que Philippe Gilbert ne l'avait pas manqué (c'est même lui qui l'avait initié !). Malheureusement, le vent allait tourner, au propre comme au figuré, pour notre compatriote. Et lorsque les Astana lancèrent leur banderille, on comprit très vite que les cinq échappés (il y avait là aussi Millar, Wegmann, Florencio et Fofonov) n'iraient jamais au bout de leur entreprise.

"J'avais forcément pointé cette étape dans le livre de route", expliquait Philippe, pas trop déçu pour autant. "J'y ai cru un moment, surtout que nous avions de bons rouleurs dans l'échappée et que le peloton semblait plutôt apathique... jusqu'à ce que Vino et ses équipiers y aillent de leur numéro. Par l'oreillette, Martial Gayant m'a tout de suite prévenu de la situation mais, avec les autres, on a décidé de poursuivre notre effort. Derrière, tout aurait pu se regrouper. Cela ne s'est pas produit, manque de chan- ce. Je crois que c'est tout ce qui me manque pour l'instant : un peu de chance. J'ai déjà joué maintes fois ma carte mais rien ne me réussit jusqu'ici. Qu'à cela ne tienne, ce n'est pas pour ça que je vais ranger mes bonnes résolutions. Je me sens en forme, c'est du reste pour ça que j'ai sprinté jusqu'au bout et que j'ai pu obtenir cette place d'honneur (8 e ). Je suis déjà parvenu à me glisser dans deux belles échappées; jamais deux sans trois, la bonne sera peut-être pour ce vendredi. Je le dis à l'avance : j'attaquerai encore entre Montpellier et Castres."

Philippe Gilbert constate une certaine évolution dans le déroulement du Tour depuis le départ à la retraite de Lance Armstrong. "Quand il courait, les places au général étaient déjà quasi figées, à ce moment du Tour. Alors, l'Américain octroyait pas mal de bons de sorties. Cette année, rien n'est encore décidé au niveau de la hiérarchie, du coup, sortir du peloton devient nettement plus malaisé."



© La Dernière Heure 2007


Moreau : "Une journée de galère"

Christophe Moreau et toute l'équipe AG2R se souviendront de cette 11e étape du Tour, Marseille-Montpellier, l'étape des stades puisque la course allait, hier, du stade Vélodrome à celui de la Mosson. "Ce fut une journée galère", expliquait, peu après l'arrivée, le Belfortain, évidemment abattu. "Il y a d'abord eu ma chute, au km 32, quand un coureur de Milram a touché ma roue avant." Outre Moreau, un second coureur AG2R, Gerrans, se retrouva au sol. Quelques instants plus tard, c'est Calzati, victime de douleurs aux genoux et aux tendons d'Achille, qui quittait le Tour. "J'ai failli retomber en changeant de chaussure plus tard car j'avais cassé la cale dans ma chute", poursuivit Moreau, surpris alors par la charge des Astana. "J'aurais pu avoir des séquelles physiques plus graves, comme Vinokourov. Je ne crois pas qu'on m'ait fait payer la facture pour dimanche dernier. Heureusement, mes copains ont été très solidaires et on a maintenu un écart raisonnable. Maintenant, il faut penser au chrono et aux trois étapes des Pyrénées. Voyons le côté positif, j'aurai peut-être une marge de manoeuvre plus importante."



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