Hunter : "Tom reste le plus fort"

E. d.F.

Vainqueur de l'étape, le Sud-Africain savoure son succès mais ne croit pas au maillot vert

Envoyé spécialen FRANCEÉRIC DE FALLEUR

MONTPELLIER L'équipe Barloworld est sur un nuage. En quarante-huit heures, les coureurs de la formation dirigée par Claudio Corti, le médaillé d'argent du Mondial enlevé par Claudy Criquielion en 1984 à Montjuich, ont enlevé deux étapes du Tour. Grâce au Colombien Soler, d'abord, mardi à Briançon, grâce à Robert Hunter, hier, à Montpellier.

Pour une formation invitée (avec Agritubel et... Astana), c'est un beau bilan, d'autant plus que les deux lauréats d'étape sont aussi respectivement deuxième du classement de la montagne, pour le Sud-Américain, et deu- xième de celui par points pour le Sud-Africain.

"Le Tour est la course la plus difficile et nous y réalisons de bien meilleurs résultats que bon nombre d'équipes du ProTour, expliquait Hunter. Nous ne sommes pas une formation de deu- xième division."

Pour le coureur de Johannesburg, ce succès s'apparente un peu à un miracle.

"Tout a parfaitement marché pour nous, reconnaissait-il. Je suis superheureux, je dispute le Tour pour la sixième fois, et je voulais vraiment gagner une étape un jour. Quand nous sommes arrivés au ravitaillement, notre directeur sportif nous a prévenus d'être attentifs, puis nous avons pris nos responsabilités car plusieurs sprinters avaient disparu mais il en restait encore comme Pozzato, Dean, Boonen... Quand il y a eu la chute, j'ai cru que tout était perdu puis, subitement, je me suis retrouvé dans une position idéale même si, sur la fin du sprint, j'ai manqué de vitesse et je craignais d'être remonté."

Le sprinter de Barloworld, bien que revenu se placer, ne rêve pas trop au maillot vert.

"J'ai conscience que ce sera difficile, dit-il. Boonen est plus fort et plus rapide que moi mais on ne sait jamais..."



© La Dernière Heure 2007


Marcel Molines, l'Africain

Par sa victoire, Robert Hunter a obligé les archivistes du Tour à remonter le temps. Si le sprinter de la Barlo- world est, effectivement, le 1er coureur d'Afrique du Sud a gagné une manche de la Grande Boucle, il n'est pas le 1er du continent africain à s'être imposé. Cet honneur revient à Marcel Molines. Franco-Algérien, il faisait partie de l'équipe Nord-Afrique alignée en 1950. A l'époque, outre les quelques équipes nationales (Italie, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas), le peloton du Tour était complété par des formations régionales françaises et la fameuse formation Nord-Afrique qui comptait six éléments, deux Franco-Marocains et quatre Franco-Algériens dont le plus célèbre était Ad del Kader Zaaf. A noter que Molines avait gagné dans le sud de la France, dans une 13e étape menant de Perpignan à Nîmes, non loin de Montpellier, donc...



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