Le Tour de France dans les Pyrénées

Joël Godaert
Le Tour de France dans les Pyrénées
©AP

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PLATEAU DE BEILLE Il y a quelques années, du temps de Lance Armstrong par exemple, nous n’aurions pas abordé les étapes pyrénéennes avec le même enthousiasme. À l’issue du passage dans les Alpes et du chrono d’Albi, le « Boss » aurait sans doute été vêtu de jaune, disposant d’une belle marge de manœuvre au classement général. Et, dans les Pyrénées, il aurait distillé les bons de sortie, contrôlant son ou ses (rares) adversaires. Ceux-ci se seraient contentés de conforter qui sa deuxième place, qui la troisième marche du podium, qui son maillot de meilleur grimpeur.

Cette fois, c’est très différent. Il n’y a ni Armstrong, ni autre patron dominant dans le peloton du Tour. Et le seul qui, au départ de Londres, donnait l’impression de pouvoir reprendre un tel rôle, a été accablé par la malchance avant même les premières difficultés. Cependant, Vinokourov, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas totalement exclu des débats.

Sa traversée, difficile, du massif alpin, lui a coûté certes plusieurs minutes. Mais le Kazakh, au moral d’acier, est de retour. Son impressionnante démonstration de samedi dans la manche contre-la-montre d’Albi le confirme. Est-il, aussi, capable de retrouver toutes ses sensations en montagne ?

C’est là, l’une des questions, intéressantes, qu’on se pose au moment où le Tour de France entre dans les Pyrénées. « Vino » va-t-il mettre le feu et tenter de revenir parmi les premiers, lui qui a déjà repris 10 places en une seule étape ? Va-t-il tenir compte de la bonne position de son équipier Klöden et favoriser les desseins de celui-ci ?

Comment se comporte Rasmussen, maillot jaune étonnant, qui fait front à la fois face aux rumeurs et à ses rivaux ? Son chrono d’Albi témoigne que le Danois dispose de la forme de sa vie. Mais il est le leader de la course. Osera-t-il lancer lui-même l’offensive ? En vue du dernier chrono – le samedi 28 juillet ¬– il doit sans doute s’assurer une avance supérieure à ce qui est la sienne actuellement.

Et puis, il y a Evans qui sent la chance de sa vie se présenter à lui. Dans les Alpes, on a déjà pu voir que l’Australien était capable de sortir de sa réserve. Et les Espagnols ? Contador est le meilleur d’entre eux et il constitue avec ses équipiers Leipheimer et Popovych un bloc redoutable. Sastre, Astarloza, Valverde, Mayo et Pereiro se produisent pratiquement devant leur public pendant trois jours. Ils vont essayer d’en profiter.

Les Pyrénées se présentent donc de la meilleure manière qui soit, alors que le Tour recèle encore de nombreuses interrogations. Le menu est copieux. Trois étapes en quatre jours (on se repose mardi).

Ce dimanche, 197 km sont à parcourir entre Mazamet, patrie des frères Jalabert) et le Plateau de Beille. Trois cols : la côte de Saint-Sarraille 2e cat. (sommet au km 9), le Port de Pailhères hors cat. (sommet au km 146,5) et le Plateau de Beille hors catégorie, où est jugée l’arrivée (km 197).
Les deux véritables grosses difficultés interviennent donc en fin d’étape. Avant de les aborder, quelques courageux essayeront d’animer la (longue) première partie d’étape.


Sondage et dopage

Plus d'un Français sur deux déclare aimer le Tour de France, mais cela ne les empêche pas de douter des performances des cyclistes: ils sont en effet 78% à "douter de l'honnêteté" des coureurs victorieux dans les compétitions, selon un sondage Ifop pour "Le Journal du dimanche". Selon ce sondage, 52% des Français aiment le Tour, contre 48% qui expriment l'opinion contraire.
"Lorsqu'un coureur gagne une étape ou une compétition cycliste", ils sont 78% à "douter de l'honnêteté de cette victoire", contre 21% à ne jamais douter; 1% ne se prononcent pas. La grande majorité des Français pensent qu'il faut lutter plus sévèrement contre le dopage et "exclure des compétition les tricheurs, même si ce sont les coureurs les plus en vue". Ils sont 19% à penser qu'il faudrait plutôt "encadrer médicalement" le dopage. Sondage IFOP réalisé les 19 et 20 juillet par téléphone auprès d'un échantillon de 1.004 personnes âgées de 15 ans et plus représentatif de la population française. (AP)

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