Cavendish, malade, enrhume le peloton!

Ph. V.H.
Cavendish, malade, enrhume le peloton!
©Photonews

Quatrième victoire pour le sprinter de l’Île de Man, peut-être la plus facile, alors qu’il a hésité hier à reprendre la route

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BORDEAUX Maxime Monfort a beau dire qu’il accomplit l’un de ses plus mauvais Tours de France (mais il a un peu la tête ailleurs avec la naissance de sa fille et c’est bien compréhensible !), le Wallon a quand même joué un rôle dans quasi toutes les victoires de son sprinter, lequel estime du reste qu’il ne fait qu’une partie du travail de l’équipe, à savoir la finition.

Et il faut bien reconnaître que depuis qu’il a repris goût au succès après ses défaites du début de Tour, la finition est absolument parfaite.

Hier, alors que le Britannique avait perdu son (autre) poisson pilote, Bernhard Eisel, à 300 mètres de la ligne, il s’est amusé à trouver la bonne roue alors que le reste des sprinters tentait de prendre la sienne. On aurait dit que c’était pour lui un vrai jeu d’enfant.

“L’équipe avait pris ses responsabilités très loin de l’arrivée, au contraire d’autres, comme les Cervelo d’Hushovd et les Lampre de Petacchi, qui se réservent pour les tout derniers kilomètres”, commençait le sprinter de poche de la formation HTC-Columbia. “Dans l’emballage final, j’ai perdu la route d’Eisel mais j’ai improvisé et j’ai pu passer d’un train à un autre. Les Sky, d’ailleurs, en avaient formé un très efficace, qui manque certes d’un peu d’expérience, mais qui allait vite et bien. À 275 m de la ligne, j’ai été quelque peu surpris de voir que Petacchi lançait l’emballage final de très loin et, qui plus est, sur la gauche de la route, là où il y avait le plus de vent. J’ai alors décidé de ne pas le suivre et de faire mon propre sprint, sur le côté droit de la chaussée. Sans le vouloir, Petacchi m’avait bien facilité la tâche.”

Cavendish avait pourtant souffert en silence ces derniers jours. “J’ai attrapé une bronchite dans les Pyrénées”, poursuivait-il. “Ce matin (NdlR : lisez hier matin), j’ai pas mal hésité à prendre le départ de l’étape. Je ne me sentais vraiment pas dans mon assiette.”Il aura bien fait quand même. Quatre victoires dans un seul Tour de France, c’est une sacrée performance. Et s’il s’impose encore aux Champs-Élysées, Cavendish pourra dire qu’il aura quasiment (à un succès près !) fait aussi bien qu’en 2009, ce qui serait exceptionnel vu son retard au démarrage cette année. Bernhard Eisel, celui qui a remplacé Renshaw-le-donneur-de-coups-de-boules dans le rôle de poisson pilote, n’en revenait pas de l’aisance dont Cavendish fait preuve. “Bien sûr qu’il était malade au départ, disait-il, mais ce mec est vraiment à part. Quand il sent la ligne d’arrivée approcher, il devient carrément un autre homme.” Tout simplement, il se sublime…



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