Van den Broeck: “ Je volais sur les Champs ”

Eric de Falleur
Van den Broeck: “ Je volais sur les Champs ”
©EPA

Un quart de siècle que la Belgique attendait un coureur dans le Top-5 du Tour de France

Chattez ce mardi à 13 heures avec notre expert, Philippe Van Holle sur Le Tour 2010 PARIS Jurgen Van den Broeck a replacé le cyclisme belge sur la carte des grands tours. Vingt-quatre ans après Claudy Criquielion, cinquième en 1986, douze ans après la dixième place d’Axel Merckx, enfin un de nos compatriotes a joué les premiers rôles au classement général du Tour.

“J’ai peu de mots pour décrire ce que je ressens, c’est difficile à réaliser aussi, je veux d’abord savourer”, expliquait un VDB tout sourire après l’arrivée et le tour d’honneur sur les Champs Elysées où de très nombreux supporters belges l’avaient encouragé.” C’est évidemment un rêve. Hier (samedi), j’avais déjà savouré en franchissant la ligne d’arrivée du chrono, mais là, c’est exceptionnel, je volais sur les petits pavés des Champs Elysées. L’an dernier, j’avais fini 14 e et j’avais déjà la chair de poule, mais cette fois, c’est nettement supérieur. Pendant huit tours, j’ai vraiment profité de ce qui m’arrive. Je me disais sans cesse : “Ce n’est pas possible !”. Je sais que, quand j’arriverai en Belgique puis dans les prochains jours, je vais encore me rendre mieux compte de ce que j’ai réalisé et de ce qui m’arrive.”

Depuis des années, Jurgen Van den Broeck rêvait de cette performance.

“Ça me fait quelque chose”, dit-il. “Tout petit, je regardais le Tour à la télévision en me disant : “Waw, ce top-5 est pour les grands coureurs”. Et voilà que je fais partie de ces coureurs… J’ai reçu de nombreuses félicitations, ça m’a fait plaisir, la plupart aujourd’hui, dans le peloton et même des grands noms comme Sastre. J’ai même discuté avec Lance Armstrong.”

Le Campinois a connu des moments difficiles dans ce Tour.

“Mon plus beau moment, c’est maintenant, mais tout ne fut pas rose”, avoue-t-il. “Le plus dur, ce fut l’arrivée au Tourmalet. J’ai dû bluffer car j’étais mal, si un adversaire avait démarré, j’étais lâché.”

Samedi, VDB avait pourtant retrouvé de bonnes jambes pour tenir tête à ses rivaux sur les 52 kilomètres du contre-la-montre de Bordeaux à Pauillac.

“Je suis parti vite, je voulais donner un coup au moral à mes rivaux, c’est ce qui est arrivé, au premier pointage, j’avais quinze secondes d’avantage sur Gesink, je savais que c’était dans la poche.”

Avant de parler d’avenir, le coureur d’Omega Pharma-Lotto veut d’abord fêter sa performance et prendre du bon temps. Hier soir, il a fêté sa cinquième place avec sa copine Barbara et ses équipiers. Demain, il disputera le critérium de Roulers, le premier d’une belle série. Son retour en compétition est prévu à l’Eneco Tour.

“Je n’ai pas été facile pendant trois semaines”, a-t-il tenu à s’excuser. “Je le reconnais. Directement après une course, je me bloque, c’est comme ça, à cause du stress avec mes équipiers aussi, je veux m’en excuser et aussi remercier tous ceux qui m’ont aidé, qui ont cru en moi, mon entraîneur, mon équipe, mes équipiers, Herman Frison qui m’a soutenu, durant toutes les reconnaissances, ma famille, ma copine…”



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