Gilbert : “Ce serait formidable de gagner une seconde étape, mais le maillot est trop loin”

Eric de Falleur
Gilbert : “Ce serait formidable de gagner une seconde étape, mais le maillot est trop loin”
©Photonews

Philippe Gilbert sait que l’étape d’aujourd’hui est taillée à sa mesure

L’étape d’hier nous a délivré quelques enseignements, notamment celui que Philippe Gilbert entend bien se mêler à la lutte pour le maillot vert. Le Liégeois a d’abord participé au sprint intermédiaire, puis il entendait encore grappiller un maximum de points à l’arrivée. Le final chaotique l’en a empêché.

“C’est une bonne journée”, analysait-il toutefois après être descendu du podium où il n’avait plus enfilé que le maillot blanc à pois rouges de meilleur grimpeur, le vert étant passé sur les épaules du champion d’Espagne, Jose Joaquin Rojas. “J’ai pris des points au sprint et à l’arrivée (NdlR : il se trompe, puisqu’il s’est classé 20e et, seuls les quinze premiers obtiennent des points, contre vingt-cinq auparavant). C’est important pour le maillot vert, qui peut devenir un vrai objectif au fil des jours. Mais il va falloir voir comment les choses évoluent.”

Le Liégeois espérait un meilleur résultat, pour lui mais aussi pour son équipe.

“À deux kilomètres de l’arrivée”, dit-il, “j’ai retrouvé Greipel dans ma roue. Mais ça n’a duré qu’un moment. Il ne me fait pas confiance, il ne me suit pas. J’ai continué à faire ma vie, j’ai essayé de me placer. Malheureusement, à 800 m, Swift (NdlR : le coureur de Sky) m’a tassé. J’ai coupé mon effort pour ne pas cogner les barrières. Je ne suis pas un vrai sprinter, je pense toujours à la chute dans ces moments-là, je n’ai pas envie de prendre des risques.”

Ce n’est même pas tout, car le Wallon allait être encore gêné.

“Dans le dernier virage, Dumoulin est tombé”, poursuit Gilbert. J’ai été freiné par la chute, j’ai perdu quelques places et je me suis retrouvé enfermé au pire endroit. Je n’avais pas déchaussé, mais j’ai dû répliquer mon pied dans la pédale.”

Dès aujourd’hui, le Monégasque va retrouver une belle chance de s’imposer à nouveau et, qui sait? de reprendre peut-être le maillot jaune...

“C’est une étape importante avec l’arrivée en côte”, reconnaît-il. “C’est l’étape qui m’intéressait le plus avant le Tour, celle qui me convient le mieux. Malgré mon succès de samedi, peut-être plus encore, je suis toujours autant motivé. Mon avantage, c’est que j’ai déjà gagné. Ce serait formidable de gagner une seconde étape car reprendre le maillot sera trop difficile. Je peux grignoter quelques secondes, peut-être cinq ou six, mais pas trente-deux sur Evans, qui sera sans doute le prochain maillot jaune.”

Dans sa stratégie, Philippe Gilbert pense pouvoir compter sur un précieux allié.

“Beaucoup de choses ont changé”, dit-il encore. “J’ai parlé avec Contador durant l’étape, il doit reprendre du temps. Il va devoir bouger à Mûr-de-Bretagne, peut-être à Lisieux, à Superbesse... ce sera peut-être un allié. Je vais me caler dans sa roue...”

Le Wallon sait en tout cas que la journée à venir va être rude, qu’il sera l’homme à battre.

“C’est pour cela que j’avais demandé à Jelle (Vandendert) et à tous mes équipiers de ne pas travailler aujourd’hui”, poursuit-il. “Surtout après les efforts du chrono de dimanche. Ils auront assez de boulot ce mardi. Mais il fallait quand même rester attentifs, éviter les chutes et se placer car il y avait du vent.”

Aujourd’hui, le Liégeois fête son anniversaire. Avec le maillot à pois sur le dos. “Finalement, j’aurai porté au moins un jour chaque maillot. C’est particulier de fêter son anniversaire sur le Tour”, affirme-t-il. “C’est sympa, mais on n’a pas trop le temps de fêter cela.” Une coupe de champagne est donc quand même prévue le soir à l’hôtel...

“Des coupes....” rigole-t-il.



© La Dernière Heure 2011


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