Un Tour dans l’inconnu

E. d.F.
Un Tour dans l’inconnu
©EPA

La prochaine édition fera la part belle aux nouveautés en montagne

PARIS envoyé spécial en France Eric de Falleur

C’est par une pirouette humoristique que Christian Prudhomme a débuté hier son discours de présentation du tracé du Tour de France 2012. “Un parcours que nous avons été les premiers à vous faire découvrir en exclusivité mondiale avec huit jours d’avance” , a dit le patron de la Grande Boucle en faisant allusion à l’erreur informatique qui avait permis au monde entier de prendre connaissance de la carte de la 99e édition, une semaine plus tôt que prévu.

Mais si l’on connaissait le flacon, il fallait encore en découvrir le contenu. Et sur les éléments que le directeur du Tour a détaillés hier, on veut croire que la prochaine édition a tous les ingrédients qui font un grand cru.

Reste aux coureurs à en profiter et à délivrer le spectacle espéré. Car le tracé du Tour 2012 ne sera certainement pas aussi facile qu’il apparaît au premier regard. “Le maître-mot” , a dit encore Prudhomme, “c’est nouveauté. Précisément en montagne. La montagne oui, mais pas seulement les grands cols.”

Car ce Tour 2012 est fidèle à la volonté d’innovation imprimée par le directeur du Tour depuis sa prise de fonction. “La première semaine exprime notre volonté de proposer quasiment dès l’entame des aspérités qui peuvent emballer la course” , a poursuivi le patron de la course au maillot jaune.

“Le final en bosse à Seraing ou la traversée des monts du Boulonnais s’inscrivent clairement dans cet esprit. Je crois aux massifs dits intermédiaires, mais qui valent bien mieux et bien plus. Je crois à la possibilité sur des terrains variés d’élargir le registre des étapes potentiellement marquantes. Nous avons systématiquement introduit de nouveaux cols ces dernières années, cette fois c’est plus. Six ascensions nouvelles qui ne passeront pas inaperçues, d’abord en raison de leur fort pourcentage. Quatre d’entre elles se trouvent dans les massifs intermédiaires, dans les Vosges et le Jura, et enfin deux dans les Pyrénées.”

S’il n’y aura que trois arrivées en altitude, les cols des trois principales catégories seront au nombre de 25, pour 23 cette année. Il faudra donc être capable de grimper mais aussi de rouler en solitaire pour succéder à Cadel Evans.

“Le kilométrage des contre-la-montre a plus que doublé, pour atteindre cent kilomètres” , reconnaît le boss d’ASO. “Ceux que le chrono effraie ne pourront pas attendre les derniers kilomètres des étapes de montagne, s’ils veulent gagner le Tour, ils devront attaquer de loin. Le parcours a été pensé justement pour qu’ils puissent dynamiter la course.”



© La Dernière Heure 2011


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