Gilbert, roi à l’applaudimètre

Julien Gillebert
Gilbert, roi à l’applaudimètre
©BELGA

Sur ses terres, il a été chaleureusement accueilli lors de la présentation du Tour

LIEGE Le Tour est bien lancé. Tous les coureurs de la Grande Boucle ont défilé hier dans le Palais des Princes-Évêques, avant de monter sur le podium installé place Saint-Lambert et de faire le tour, à vélo, de ce point central de la Cité ardente. Tous à l’exception de Christophe Kern, le coureur d’Europcar, qui a reçu l’autorisation de rentrer en vitesse chez lui, pour retrouver sa femme, qui a accouché hier.

Si la place Saint-Lambert était clairsemée par endroits, ce qui a surpris quelques coureurs, elle était bien garnie le long des barrières Nadar, au pied du podium de présentation, avec quelques milliers de passionnés qui s’étaient donné rendez-vous pour voir les futures stars de juillet. “On estime qu’il y avait 7.000 personnes, tandis que la police donne un chiffre de 5.000 personnes” , se réjouit Joseph Crotteux.

La tension est montée peu à peu au fil des minutes et des équipes qui défilaient sur le podium. Pour atteindre son apogée avec les BMC du vainqueur sortant, Cadel Evans. Et bien évidemment de Philippe Gilbert, qui a, sans grande surprise, remporté le classement de l’applaudimètre. Daniel Mangeas, le speaker, du Tour, a commencé à énumérer son palmarès, mais il n’a pas eu le temps de terminer car une forte clameur s’est élevée des rangs du public, coupant la parole à la... voix du cyclisme. “C’est très particulier pour moi de démarrer à domicile” , souffla un Philippe Gilbert au visage bien émacié. “Et en plus je suis dans l’équipe du vainqueur sortant. On a de belles choses à réaliser sur le Tour. Surtout que Cadel a l’air bien et détendu.”

Sourire en coin, l’Australien acquiesce. Et celui qui va défendre son titre a même fait l’effort de parler en français, face au public. “Ici, à Liège, comme sur les classiques ardennaises, on sent vraiment la passion du cyclisme, la ferveur, c’est très fort.”

Si le champion du monde Mark Cavendish n’a pas daigné s’arrêter pour quelques journalistes, fait habituel chez lui, il a fait le bonheur de plusieurs chasseurs d’autographes, récompensés pour leurs cris “Caaavv” , au pied du podium. Tandis que Bradley Wiggins, qui parle pourtant bien français, a, quant à lui, préféré répondre en anglais à Daniel Mangeas. La pression du favori, c’est lui qui l’avait sur les épaules, hier.



© La Dernière Heure 2012


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