Qui sont les néophytes de ce 100ème Tour ?

Sep Vanmarcke, Bart De Clercq et Jan Bakelants sont les 3 néophytes mis en évidence par la rédaction. Rencontres.

Vincent Lothaire & Julien Gillebert
Qui sont les néophytes de ce 100ème Tour ?
©AP

Vanmarcke: "D'abord un rôle d'équipier"

Sep Vanmarcke devra d’abord travailler pour l’équipe. Mais il espère aussi profiter de sa forme actuelle pour un succès partiel.

En avril dernier, Sep Vanmarcke avait failli réaliser la sensation à Paris-Roubaix, battu par le seul Cancellara. Dimanche, le Courtraisien a surpris les observateurs avec une fort honorable cinquième place au championnat national, sur un tracé qui ne lui convenait pas forcément.

"Je me sentais bien, mais, à la fin, mes 80 kilos commençaient à peser dans les côtes. Néanmoins, cette course donne évidemment un bon sentiment avant d’aborder le Tour : la condition est là", dit-il.

Avec quelles ambitions participe-t-il à son premier Tour, lui qui, jusqu’ici, n’avait pris part qu’à une Vuelta, il y a deux ans ?

"Je voulais participer cette année à un grand Tour. La saison dernière, j’avais finalement été éjecté de la sélection quand il était apparu que je ne resterais pas chez Garmin. Au Tour, je serai d’abord là pour jouer un rôle d’équipier sur le plat en faveur des grimpeurs. Mais il y a quand même 21 étapes au programme. Peut-être aurais-je aussi l’occasion de me mettre en valeur. Je rêve en tout cas d’une victoire d’étape. Je sais que je n’ai guère de chance au sprint dans un pareil Tour. Je devrai donc essayer de me glisser dans une échappée et tenter de terminer en solitaire", conclut le Flandrien, dont le maillot arborera désormais un nouveau sponsor (Belkin qui remplace Blanco).


De Clercq : "C’est le rêve de tout coureur"

Vainqueur d’une étape pour ses premiers pas sur le Giro, en 2011, Bart De Clercq se réjouit de découvrir le Tour de France.

Bart De Clercq sait depuis le début de saison qu’il va découvrir le Tour de France. Très vite, le staff de Lotto-Belisol a orienté son programme en vue de cet objectif. Si, l’an passé, il avait préféré encore disputer le Tour d’Italie tranquillement, loin de la pression de la Grande Boucle, il y fera bien ses premiers pas, samedi, en Corse.

"L’an passé, je préférais en effet encore grandir sur une épreuve moins importante", raconte celui qui avait créé la surprise en remportant une étape du Tour d’Italie, en 2011, alors qu’il n’était que néopro. "Mais courir le Tour de France, c’est quand même le rêve de tout coureur, et je suis content d’y aller. Cela doit être quelque chose ! Je sais qu’avec un coureur comme Jurgen Van den Broeck dans l’équipe, mon rôle sera de l’aider et que je serai donc moins libre, mais cela me va."

Membre de l’échappée matinale, dimanche, au championnat de Belgique, quand il avait été le seul à suivre l’offensive de Tom Boonen et de ses deux coéquipiers, Bart De Clercq se dit prêt pour le départ du Tour de France, en Corse. Et, à 26 ans, cet ancien athlète qui a débuté le cyclisme sur le tard n’hésitera pas à tenter quelque chose si une ouverture se présente.

Comme un certain Jelle Vanendert...


Bakelants: "Pour une victoire d’étape"

Troisième dimanche dernier du championnat national, Jan Bakelants avait surtout le sentiment qu’il aurait pu être à la place de son équipier, Stijn Devolder, vainqueur à La Roche. À 27 ans, le coureur de RadioShack-Léopard, s’apprête à découvrir la Grande Boucle, même s’il n’est pas un novice en la matière, avec déjà trois Tours d’Italie et autant de Tours d’Espagne à son compteur.

"C’est vrai que je connais déjà bien l’ambiance des grands Tours. Il y a finalement le même genre de coureurs. Mais il y a sans doute plus de rythme et surtout beaucoup plus de pression médiatique au Tour de France", sourit-il. Victime d’une opération au genou droit en mars dernier qui l’avait mis hors course pour les classiques, le Flandrien semble revenu en forme au bon moment. Sur les routes du Tour, outre un rôle d’équipier pour Andy Schleck, il chassera d’abord un succès partiel.

"Je suis persuadé qu’Andy sera au rendez-vous, même si on ne peut pas le pointer comme un favori incontournable à l’instar de Froome ou de Contador. À titre personnel, je n’ai pas eu, par exemple, la préparation d’un Jurgen Van den Broeck qui a pu axer sa préparation sur le Tour. Je ne chercherai donc pas à réaliser un bon classement final. Peut-être pourrais-je terminer 10e, peut-être 17e. Mais qui s’en souviendrait ? Par contre, si je remportais une étape, je serais le roi en Belgique", explique-t-il.

Il n’en dira pas plus, mais sans doute a-t-il déjà choisi ses terrains d’action pour arriver à ses fins.

"Je devrai être toujours attentif. Choisir mon terrain et ne pas louper la bonne échappée. Je devrai donc également ne pas me disperser inutilement. Le facteur fraîcheur sera très important. Je pense que j’ai prouvé, lors du championnat de Belgique, que j’étais plutôt bien de ce point de vue. Si je passe bien la première semaine et que j’évite les chutes, j’espère avoir ma chance pour une victoire d’étape."



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