Kittel, une dernière pour la route

L'Allemand a réalisé un sprint superbe pour venir à bout de Cavendish et Greipel dans un sprint très intense entre les trois hommes les plus rapides du monde.

Guillaume Gautier
Kittel, une dernière pour la route
©Photonews

Le centième Tour de France n'a pas dérogé à la règle pour sa dernière étape. Comme c'est devenu la coutume, les Champs Élysées ont souri aux sprinters, et surtout à un Marcel Kittel qui confirme qu'il est sans doute le nouveau patron du sprint mondial.

 

Baroud…eurs d'honneur

La nuit ne tombe pas encore sur Paris quand le peloton arrive sur les Champs Élysées, après une procession toute royale depuis Versailles. Un petit tour d'échauffement pour commencer, avant que les premiers baroudeurs ne pointent le bout de leur nez à l'avant du peloton.

Les Sky ne laissent pas partir, et puis Flecha et Millar finissent par se détacher. L'Espagnol prend le sprint intermédiaire, histoire d'assurer son hallucinante place dans le top 10 du maillot vert, et puis laisse filer l'Écossais.

Millar fait le show, avant de s'incliner devant le Roy, sorti du peloton et rejoint par Quinziato et Valverde. Un trio de costauds, mais pas assez pour résister à une meute lancée à vive allure dans le dernier tour du Tour. Place aux sprinters à la faible lueur du crépuscule dans une Ville Lumière qui n'en a plus tellement.

 

Cavendish sur orbite, ou presque

Les Omega Pharma - Quick Step prennent la direction des opérations aux trois kilomètres. Chavanel, Kwiatkowski: ça va très vite. Les adversaires sont asphyxiés, et Cavendish est sur une voie royale. Jusqu'au relais de Trentin. Trop tôt pour l'Italien, qui perd le fil et laisse filer Henderson avec les Argos dans la roue. Pour gagner sur les Champs, il faut être dans les cinq premiers aux 350 mètres, dans le dernier virage. Et Cavendish n'y est pas.

 

Kittel, sprint meister

Marcel Kittel est mis sur orbite. Quand Degenkolb le lâche dans les 300 derniers mètres, l'Allemand écrase les pédales de toute sa puissance. Greipel est dans la roue, tente de déborder, mais c'est peine perdue. Le danger vient plutôt de la petite boule de nerfs qui remonte sur la droite du grand Marcel.

Cav' est parti de loin, mais ne compte pas laisser à un autre l'honneur de s'imposer sur ses Champs. Lui, le maitre des lieux, le quadruple vainqueur sortant. Mais Kittel ne faiblit pas. L'Allemand est trop fort, et s'offre un quatrième succès sur cette Grande Boucle au terme d'un sprint à couper le souffle, sans doute l'un des plus beaux de ces dernières années.


Froome Paris with love

Quelques instants plus tard, Froome franchit la ligne en larmes, entouré par tous ses équipiers. Depuis sa deuxième place l'an dernier, le Britannique ne vit que pour cet instant enfin arrivé. Deuxième victoire consécutive pour une Albion qui règne plus que jamais sur les courses par étapes. Froomey était le grandissime favori, il a géré le Tour à merveille. 


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