Six Namurois font le Tour de France en entier, un jour à l'avance

Le dernier coureur namurois à avoir pris part au Tour de France ? C’était au début du troisième millénaire.

Julien Gillebert
dusseldorf velo cyclisme tour de france 2017 L'Aventour de 6 cyclistes belges de Namur
dusseldorf velo cyclisme tour de france 2017 L'Aventour de 6 cyclistes belges de Namur ©Bauweraerts Didier

Le dernier coureur namurois à avoir pris part au Tour de France ? C’était au début du troisième millénaire.

Un indice ? Il avait le maillot de champion de Belgique sur le dos. Réponse : Ludovic Capelle, en 2001. Depuis, il n’y en a plus eu. Même s’il y en a six qui font le Tour de France 2017. Sans dossard. Et un jour avant les vrais engagés de la Grande Boucle.

C’est devenu à la mode ces dernières saisons. Des amateurs de vélo se lancent le défi de faire le Tour de France, en entier, à vélo, un jour avant les pros. Cette année, en plus des six Namurois, il y a au moins, d’après les échos que nous avons reçus, un groupe de pédaleurs britanniques. Mais aussi un groupe de Françaises, qui le font pour mettre en évidence le cyclisme féminin.

Les six Wallons , qui ont baptisé leur projet l’Aventour, le font aussi pour une cause. Une bonne cause. Afin de récolter des fonds pour l’ASBL SAP Events, qui encadre un sportif à tendance autistique passionné de course à pied. Leur but est de le faire progresser. Avec le rêve de lui permettre de participer aux Jeux paralympiques de Tokyo, en 2020.

"Faire le Tour de France, c’est énorme, c’est tout d’abord un défi personnel, de venir à bout des 3.540 kilomètres, commente Sébastien Warègne, l’un des fondateurs de ce projet. Je fais du sport depuis longtemps, j’adore me mettre des défis et j’en ai d’ailleurs besoin pour me motiver. Rouler sur une journée 200 kilomètres, je l’avais déjà fait. Mais, là, il y a la difficulté d’enchaîner ces distances sur trois semaines."

Avec ses cinq partenaires, tout se passe bien jusqu’à présent. Ce défi sportif, qui n’est pas à la portée de tout le monde, ils l’ont préparé avec soin. "J’avais près de 6.000 kilomètres dans les jambes avant de partir à l’assaut de ce Tour de France, mais aussi de nombreuses heures de courses à pied. Tandis que Benjamin Moeyart, celui qui avait le plus roulé dans notre équipe, avait, lui, 9.482 bornes de vélo avant de s’élancer. Nous formons un bon groupe, nous avons rapidement trouvé nos automatismes dans la prise des relais. Nous roulons à deux de front. Et dans les cols, chacun monte à son rythme et on s’attend ensuite."

Et physiquement, après deux semaines, où en sont-ils ? "Nous sommes surpris, cela va super bien, termine Sébastien Warègne. Nous pensions que nous allions galérer, mais nous avons, par exemple, encore avalé facilement ce lundi les 160 kilomètres de la 16e étape, à 29 km/h de moyenne. On se dit même que ce Tour sera trop court : nous sommes déjà dans la dernière semaine et nous en voulons encore, tant cette belle aventure humaine est forte !"

"C’est vraiment l’ambiance du Tour"

Sébastien Warègne et ses compagnons d’Aventour (Antoine Portetelle, Benjamin Moeyart, Pierre-Yves Maniquet, Steve Cherpion et Raymond Dulieu) sont souvent encouragés sur le parcours. "Nous sommes un jour avant les pros, mais il y a déjà de nombreuses personnes sur le bord de la route qui nous encouragent, c’est vraiment l’ambiance du Tour", sourit Sébastien Warègne, dont le peloton a même pu poser aux côtés du célèbre Diable.


Pour participer à la récolte de fonds pour le sportif à tendance autistique qu’ils soutiennent : www.leetchi.com/c/association-de-william-gilbert

Pour les suivre au quotidien et s’inscrire à leur souper le 5 août : Facebook/Aventour2017

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