Marcel Kittel : un rêve vert en lambeaux

Victime d’une chute, l’Allemand a été contraint d’abandonner le Tour et le maillot vert qu’il voulait tant ramener à Paris

Quentin Finné
Germany's Marcel Kittel wearing the best sprinter's green jersey, injured after falling, rides during the 183 km seventeenth stage of the 104th edition of the Tour de France cycling race on July 19, 2017 between Le La Mure and Serre-Chevalier, French Alps. / AFP PHOTO / Jeff PACHOUD
Germany's Marcel Kittel wearing the best sprinter's green jersey, injured after falling, rides during the 183 km seventeenth stage of the 104th edition of the Tour de France cycling race on July 19, 2017 between Le La Mure and Serre-Chevalier, French Alps. / AFP PHOTO / Jeff PACHOUD ©AFP

Victime d’une chute, l’Allemand a été contraint d’abandonner le Tour et le maillot vert qu’il voulait tant ramener à Paris

"La loi du Tour est dure mais connue de chacun : tout peut s’écrouler à chaque instant…"

Prononcée mardi soir par Patrick Lefevere, la petite phrase du manager flandrien a pris un tout autre écho mercredi sur la route de Serre-Chevalier.

Principale victime d’une chute survenue en début d’étape et qui avait également jeté au sol le maillot à pois Warren Barguil, Marcel Kittel a été contraint de quitter l’épreuve un peu plus loin. Attendu par ses équipiers Vermote et Sabatini, l’Allemand refusa dans un premier temps de jeter le gant avant de réaliser qu’il ne lui serait pas possible de rentrer dans les délais.

"Ce fut très difficile à accepter car une occasion unique de ramener le maillot vert à Paris s’offrait à moi", commentait ainsi celui qui menait le classement par points mercredi matin. "Je ne serai peut-être plus jamais en mesure de saisir pareille opportunité… Je me suis accroché pendant la montée du col de la Croix de Fer car cela fait partie de mon caractère, mais j’ai ensuite dû me rendre à l’évidence : il n’y avait pas d’autre option possible que de monter dans la voiture…"

Après une première en 2012, il s’agit du second abandon de Kittel sur la Grande Boucle. "On ne quitte pas la plus grande course du monde avec le sourire, vous savez, et il m’est difficile de décrire les sentiments qui m’habitent", continuait le coureur de chez Quick Step Floors. "Ma déception est énorme mais je pense que dans quelques semaines, la satisfaction d’avoir remporté cinq étapes prendra le dessus. Nous avons accompli un superbe travail d’équipe, et c’est cette image que je veux conserver de cette participation."

Après les retraits de Démare, Cavendish et Sagan : une voie royale semble désormais ouverte à Michael Matthews. À moins que la malédiction du maillot vert ne rattrape l’Australien. C’est que depuis le grand départ de Düsseldorf, tous les porteurs de cette tunique distinctive (Thomas, Cavendish, Kittel et Démare) ont été contraints de quitter l’épreuve…

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