La chronique d'Axel Merckx: "Avec le Covid, ce sera le Tour de la peur"

Une chronique d'Axel Merckx.

La chronique d'Axel Merckx: "Avec le Covid, ce sera le Tour de la peur"
©D.R.

La recrudescence des cas de Covid en Europe survient au pire moment pour le peloton et tous les amateurs de cyclisme : à l’approche du Tour de France. Certains coureurs comme Tim Declercq ou Matteo Trentin ont été contraints de se retirer d’une sélection pour laquelle ils ont travaillé pendant des mois mais, très pragmatiquement, je ne peux m’empêcher de penser qu’ils ont été en contact avec des équipiers et membres de staff ces derniers jours et que les conséquences de l’épidémie risquent bien de se répandre comme une traînée de poudre. Je croise les doigts pour que les principaux favoris et grands noms de cette édition soient épargnés jusqu’à l’arrivée sur les Champs-Élysées, mais il faudra un peu de chance pour passer entre les gouttes… Je vais volontairement prendre l’exemple le plus extrême, mais voir le maillot jaune quitter l’épreuve en raison d’un test positif, ce serait évidemment le pire des scénarios…

Comme dans bien d’autres domaines, le cyclisme est l’une des disciplines qui agit avec le plus de précautions par rapport à cette pandémie. J’ai, comme tout le monde, entendu parler de certaines rumeurs lors du dernier Roland-Garros au cours duquel on aurait volontairement étouffé cette problématique. Je ne dis pas qu’il faut basculer dans une telle gestion des événements mais la question de l’exclusion ou non d’un sportif en cas d’infection méritera d’être posée une fois qu’on y verra clair quant aux effets secondaires possibles et à la mise en danger potentielle de la santé publique.

Pour en revenir au monde du vélo, si un coureur est positif et asymptomatique et qu’il ne prend pas de risque avec sa santé ainsi que celle du reste du peloton et des spectateurs, on peut se questionner sur la légitimité de le contraindre à quitter une compétition. On avance à tâtons dans cette pandémie et nous allons petit à petit mieux apprendre à vivre avec elle et en accepter les diverses conséquences. Si, dans un futur plus ou moins proche, l’évolution du Covid-19 ne le rend pas plus dangereux que d’autres virus qui circulent dans la population depuis des années, il faudra alors le traiter comme tel à mes yeux.

Pour en revenir à des considérations purement sportives, je suis impatient que le coup d’envoi du Tour soit donné. Cela demeure l’un des grands temps forts de la saison. Je ne surprendrai personne en disant que Tadej Pogacar est mon grand favori. Même si le profil de cette Grande-Boucle est extrêmement varié, il dispose de tous les atouts pour l’apprivoiser. Des pavés, aux sommets alpins et pyrénéens en passant par le vent danois, le Slovène est tellement complet qu’il peut dompter tous les pièges. On le compare souvent avec mon papa et je comprends le parallèle car il domine sa génération comme un certain Eddy Merckx avant lui. Avant qu’il ne l’endosse, j’espère que le maillot jaune passera par les épaules de Wout van Aert. Cela me semble jouable dans la première semaine mais Ganna sera un sacré client !

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