Un Tour de France pauvre en sprints et riche en pièges: une garantie de spectacle ?

La Grande Boucle qui débute ce vendredi propose un profil particulièrement alléchant.

Un Tour de France pauvre en sprints et riche en pièges: une garantie de spectacle ?
©Belga

Chaque semaine, nous vous proposons de participer à nos choix éditoriaux en votant pour un sujet que vous souhaitez approfondir. Ce jeudi, vous avez voulu en savoir plus sur ce qui attend les fans de cyclisme durant les trois prochaines semaines.

Les plus impatients d'entre vous ont peut-être déjà analysé le parcours de ce Tour de France depuis longtemps. D'autres laissent le soin à Rodrigo Beenkens de leur faire la surprise chaque jour, lorsqu'ils allumeront leur télévision. Attention spoiler: ce Tour de France est vraiment très sexy. Sur papier, du moins. Car diminuer le nombre de sprints massifs et ajouter des pavés, du vent et des étapes pour puncheurs n'est pas toujours une garantie de succès. L'adage est bien connu: ce sont les coureurs qui font la course.

Mais la bonne nouvelle, c'est qu'ils auront un terrain idéal pour la faire, cette course. Et si les premières prévisions annoncent un vent de face sur le pont du Grand Belt, tuant dans l'œuf les potentielles bordures dans l'étape de ce samedi, cela ne pourrait être que partie remise. L'étape de dimanche sera également propice aux coups de vent et, ensuite, le retour en France (et en Belgique) rimera avec classiques. Que ce soit à Calais, Arenberg, Longwy ou à la (Super) Planche des Belles Filles, les attaquants trouveront un terrain de jeu propice pour écourter les siestes des téléspectateurs devant une première semaine de course qui n'était, fut un temps, rythmée que par les chutes et l'explication des grosses cuisses dans les 500 derniers mètres.

Et après cette première semaine ? Aucun temps mort, ou presque. Bien sûr, il y aura des étapes de transition mais aucune n'est véritablement réservée aux purs sprinteurs. Vous n'aimez pas non plus les étapes qui voient une échappée d'anonymes se disputer la victoire pendant que le peloton s'offre une journée de semi repos ? Cela tombe bien puisque Mathieu van der Poel et Wout van Aert seront là pour assurer le spectacle.

Du côté de la haute montagne, ASO a décidé de faire la part belle aux arrivées au sommet, que ce soit dans les Alpes (Megève, Serre Chevalier et l'Alpe d'Huez) ou dans les Pyrénées (Peyragudes et Hautacam). Seule l'étape de Foix se terminera "en bas" d'une descente, ce qui refroidit parfois les favoris. Et encore, on parle d'une arrivée placée après le spectaculaire Mur de Péguère, qui pourrait permettre aux battus des deux premières semaines de sonner la révolte.

On est donc prêt à parier qu'il y aura du spectacle tôt ou tard dans ce Tour. Et si Pogacar tuait le suspense dès les premiers jours de course ? C'est une possibilité réelle, mais elle aurait au moins le mérite d'éviter que la course ne devienne trop fermée, avec un peloton emmené chaque jour par plusieurs équipes candidates à la victoire finale et des leaders qui s'observent dans les arrivées au sommet. Car le difficile contre-la-montre de Rocamadaour, la veille de l'arrivée à Paris, pourrait en effrayer plus d'un. C'est peut-être le seul bémol de ces trois semaines.

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