Avant le Tour de France, Tadej Pogacar est sûr de sa force: "Je suis encore plus confiant qu’en 2021"

Tadej Pogacar, qui vise son troisième Tour consécutif, est fin prêt à en découdre.

Avant le Tour de France, Tadej Pogacar est sûr de sa force: "Je suis encore plus confiant qu’en 2021"
©BELGA

En voyant ce jeune gars de 23 ans se présenter, tout sourire, à sa conférence de presse d’avant-Tour, on peut déjà répondre à la question principale que les amateurs du cyclisme se posent : oui, Tadej Pogacar est prêt à livrer une nouvelle bataille sur les routes de la Grande Boucle. Il semble sûr de sa force.

Tadej, comment vous sentez-vous à quelques heures du début du Tour ?

"Je suis excité à l’idée de prendre le départ ce vendredi. C’est la plus grande course du calendrier donc elle provoque toujours un sentiment particulier. Je suis très heureux de pouvoir être au départ et de me battre pour une autre victoire."

On vous a vu ultra-dominant au Tour de Slovénie. On en conclut que la forme est là.

"Oui, je me sens super bien. La préparation a été idéale. Il y a eu le Tour de Slovénie mais aussi deux stages en altitude, un avant et un après. Et quand je regarde mes datas, elles sont quasiment les mêmes que l’an passé. La seule différence, c’est que j’ai plus de confiance. On va voir si cela se confirme en course."

Vous êtes le grand favori mais cela ne semble pas vous mettre de pression.

"(il sourit) On a une grosse équipe et on va faire notre truc. J’ai des super gars autour de moi. On a confiance les uns dans les autres. Et je sens qu’on est prêts à répondre à toutes les attaques. Cela fait trois semaines qu’on passe beaucoup de temps ensemble et on peut sentir que la motivation est là."

Même le cas positif de Matteo Trentin (remplacé par Marc Hirschi) ne vous a pas un peu inquiété ?

"Il n’a pas été en contact rapproché avec les autres coureurs donc cela rassure. Il est clair que c’est un peu inquiétant de savoir que le Covid est à ce point autour de nous. Mais j’espère qu’une fois que la course aura commencé, on pourra rester le plus possible dans notre bulle sans avoir à subir d’autres tests positifs."

À l’exception du Covid ou d’une chute, on a l’impression que rien ne peut vous arriver.

"Comme je l’ai dit, j’ai plus de confiance en moi, j’ai plus d’expérience et la préparation a été bonne. Mais personne n’est à l’abri d’un mauvais jour où il peut tout perdre. Personne n’est parfait et dans un grand tour, beaucoup de choses peuvent se passer. On va y aller jour après jour en espérant avoir de bonnes jambes chaque jour."

Si c’est le cas, vous pourriez entrer dans l’histoire en remportant un troisième Tour de rang. Ce serait un accomplissement énorme.

"J’essaie de ne pas trop penser à tout cela. On a tellement de choses à penser au quotidien que j’essaie simplement de vivre le moment présent, de prendre du plaisir à faire la course sur mon vélo. On verra ce que cela m’apporte."

La météo est incertaine pour le contre-la-montre de vendredi. Quelle sera votre stratégie ?

"De ce qu’on a pu voir, ce sera sec au début et il y aura des possibilités de pluie sur la fin. On a donc décidé de me faire démarrer comme troisième coureur de l’équipe. Pour moi, c’est plus confortable. Je vais tout donner pour faire le meilleur chrono possible."

On annonce une première semaine assez venteuse. On se souvient qu’en 2020, vous aviez perdu plus d’une minute dans une bordure.

"C’était une journée plus compliquée, cela arrive. S’il y a du vent, toute l’équipe va se battre pour éviter d’être piégée. On va essayer de faire en sorte que ce scénario ne se reproduise pas."

Durant cette première semaine, il y aura aussi des pavés. Vu votre performance sur le Tour des Flandres, on pourrait vous y voir attaquer ?

"Ce début de Tour est très piégeux. Entre le vent et les pavés, il faudra être costauds collectivement. Mais on ne doit pas penser à être agressifs ou défensifs. On doit simplement faire notre course, être le plus à l’avant possible et se battre pour les bonnes positions. Je pense qu’on est prêts pour cela. Cette étape ne me stresse pas. Je me réjouis d’ailleurs d’y être."

L’an dernier, vous aviez pris le maillot jaune dès la 8e étape. Vous aviez dû monter sur le podium et répondre aux obligations médiatiques chaque jour. Cela peut fatiguer. Envisagez-vous de le prendre un peu plus tard, cette année ?

"Si la chance s’offre à moi, je veux la saisir le plus tôt possible. Les responsabilités liées au maillot jaune font partie du job. Mais on ne dit jamais non au maillot jaune."

On parle beaucoup de votre compatriote Primoz Roglic et de Jonas Vingegaard comme vos principaux adversaires. C’est votre avis aussi ?

"Je n’ai pas envie de donner de noms car dans une course de trois semaines, il y a énormément de bonnes équipes et de super coureurs. On va d’abord se concentrer sur nous-mêmes."

Jonas Vingegaard a été votre dauphin l’an dernier. Que pensez-vous de lui ?

"Jonas a prouvé qu’il était un des meilleurs grimpeurs du monde mais qu’il était aussi très complet. Il a prouvé l’an dernier qu’il avait les qualités d’un coureur de grand tour. Il est très fort."

L’an dernier, Roglic avait perdu du temps sur une chute avant d’abandonner. Vu les difficultés de la première semaine, ce scénario pourrait se reproduire avec d’autres de vos concurrents.

"C’est possible mais je ne l’espère pas. Tout compétiteur veut se battre face à des coureurs à leur meilleur niveau. Personne ne veut compter sur la malchance d’un adversaire. J’espère que, cette année, tout le monde sera au top et qu’on pourra voir une grande bataille dans les cols et jusqu’aux Champs-Élysées."

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