Jakobsen et Van Aert à la fête: ce qu'il faut retenir de la 2e étape du Tour de France

Fabio Jakobsen vainqueur, Wout van Aert en jaune, des chutes et (un peu) de vent: ce qu'il faut retenir de la deuxième étape du Tour

David Lehaire

Wout van Aert endosse le maillot jaune

C'est décidément un début de Tour de France parfait pour les Belges. Certes, Yves Lampaert a perdu son maillot jaune ce samedi à Nyborg mais il reste sur le dos d'un de nos compatriotes. Au jeu des bonifications, Wout van Aert, deuxième de l'étape, s'est, en effet, emparé du leadership. Il compte désormais une seconde d'avance sur le Flandrien et huit sur Tadej Pogacar. Bien sûr, le Campinois, déjà deuxième la veille, aurait bien aimé remporter l'étape mais il sait que d'autres occasions de lever les bras en signe de victoire s'offriront à lui. Il peut surtout envisager de conserver cette tunique un petit temps. Pourquoi pas jusqu'au vendredi 8 juillet, jour où la Grande Boucle passera par la Planche des Belles Filles?

Yves Lampaert se fait une frayeur

Toujours bien placé aux avant-postes au sein du peloton, le coureur de la Jumbo-Visma a évité les chutes. A l'inverse, Yves Lampaert a été pris dans une. Cela ne l'a, heureusement, pas empêché de revenir dans le groupe de tête et de faire sa part de travail pour Fabio Jakobsen, le sprinter du Wolfpack. Rigoberto Uran est, lui aussi, allé au sol. Le Colombien d'EF Education-Easy Post est, lui aussi, revenu dans la masse mais au prix d'un effort colossal de ses équipiers qui ont comblé l'écart de plus d'une minute qu'il comptait, à un moment, sur la tête de la course.

Fabio Jakobsen ouvre son compteur

Déjà victorieux à cinq reprises au Tour d'Espagne, Fabio Jakobsen vient d'ouvrir son compteur de succès sur la Grande Boucle. Le véloce Néerlandais, qui découvre l'épreuve, est resté longtemps dans la roue de son équipier Morkov et a attendu le tout dernier moment pour coiffer Wout van Aert sur le fil. Vingt-quatre heures après celle d'Yves Lampaert à Copenhague, voilà déjà la deuxième victoire des hommes de Patrick Lefevere sur ce Tour.

Le Covid s'invite chez Quick-Step

Le manager roularien doit être aux anges, même si la journée n'avait pas trop bien commencé pour son équipe, puisque plusieurs membres du staff de la Quick-Step Alpha Vinyl, dont Tom Steels et l'attaché de presse Phil Lowe, ont été contrôlés positifs au Covid. Ce qui n'a pas fait sourire Yves Lampaert. "Ce vendredi, j'ai pris tout le monde dans mes bras pour célébrer ma victoire d'étape. Donc, oui, j'ai un peu peur", dit-il.

Cort Nielsen euphorique devant son public

Magnus Cort Nielsen est, lui, aux anges. Parti dans l'échappée matinale, le Danois a pris tous les points qu'il pouvait pour s'emparer du maillot à pois de meilleur grimpeur. Il fallait le voir, au sommet de la dernière côte du jour, lever les bras comme s'il avait gagné l'étape. "Cela restera un super moment dans ma carrière", assure le coureur d'EF Education-Easy Post, salué comme il se devait par les nombreux fans nordiques massés le long de la route.

Un beau pont qui accouche d'une souris

Finalement, s'il y a eu une petite déception dans cette étape, c'est la traversée du Grand Belt. Ce somptueux pont de dix-huit kilomètres que les organisateurs avaient déniché pour provoquer des bordures n'a, en fait, offert que de très belles images (c'est déjà ça!). Pour le reste, les équipes ont surtout roulé pour contrôler la course, plutôt que pour tenter quelque chose. C'est Tadej Pogacar qui doit être heureux. A aucun moment, il n'a été mis en danger par les collectifs d'Ineos ou de Jumbo-Visma. Tout profit également pour Fabio Jakobsen et Wout van Aert.

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