Troisième de l'étape, Jasper Philipsen peste sur son mauvais placement: "Je sprintais dans le vent alors que Van Aert était toujours en roue libre"

Le Belge était très mal placé avant d'aborder la dernière ligne droite.

Belga

Jasper Philipsen a terminé troisième dimanche du sprint groupé à Sonderborg, terme de la troisième étape du Tour de France. "J'avais les jambes pour gagner, mais je me suis retrouvé trop tôt dans le vent", a avancé le coureur d'Alpecin-Deceuninck. "Quand j'ai démarré, je me suis retrouvé dans l'obligation de sprinter avec le vent contraire alors que j'ai vu que Wout van Aert était toujours en roue libre dans le sillage de son équipier. À ce moment-là, j'ai compris que ce serait très difficile pour moi de gagner. J'ai attaqué un peu trop tôt, mais je n'avais pas le choix, car je me serais enfermé en allant de l'autre côté."

"Nous avons perdu dans le dernier virage. Là, nous étions quatre à assurer le spectacle en roulant devant le train des Quick Step. Mais c'était dans la dernière ligne droite qu'il fallait le faire. Notre timing n'a pas été bon. Même Mathieu van der Poel ne peut soutenir un effort pareil. C'est chouette qu'il soit venu nous aider, mais nous devions faire cet effort dans la dernière ligne, pas plus tôt", a poursuivi Philipsen, qui se trouvait dans la roue de Fabio Jakobsen à ce moment-là.

"J'espérais que Jakobsen attaquerait tôt. Il ne l'a pas fait. Comme j'étais bloqué à droite, j'ai dû me déporter sur la gauche. J'ai fait ce que je n'ai pas pu faire samedi et cela m'avait frustré. Cette fois, je voulais sprinter, mais je l'ai fait trop tôt et j'ai de nouveau été frustré de ne pas pouvoir vraiment le faire. Je soutiens que j'avais les jambes pour gagner. Je ne pense pas que je suis moins fort que ces gars-là, mais tout doit fonctionner. Nous ne commettons pas beaucoup d'erreurs, mais face à des adversaires, qui en veulent, il faut mettre ces détails au point. Si nous pouvons être fiers en tant qu'équipe, nous devons toutefois travailler pour que notre train ne répète plus ces petites fautes."

Avant le départ de l'étape, Philipsen avait déclaré que le sprint de la veille avait été une véritable folie et que certains coureurs ont risqué leur vie. "Je n'ai pas vu de coups comme samedi. Peut-être que certaines choses se sont passées dans mon dos. Certainement pas dans mes parages", a conclu Philipsen, qui supposait que le sprint avait été plus propre.

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