Van Aert met fin à l'ennui, le record de Cort et le coup de mou des Slovènes: ce qu'il faut retenir de la 4e étape

Tout ce qu'il ne fallait pas rater ce mardi sur les routes du Tour, revenu en France après trois jours au Danemark.

N. Ch.
Van Aert met fin à l'ennui, le record de Cort et le coup de mou des Slovènes: ce qu'il faut retenir de la 4e étape
©Belga

Magnus Cort bat un record de Bahamontes !

Troisième étape en ligne et troisième échappée pour le Danois Magnus Cort Nielsen. Non content de s'être paré du maillot à pois sur ses terres natales, le coureur de la formation EF Education se devait de prendre au moins un point supplémentaire ce mardi pour s'assurer de conserver sa tunique. Et il devrait même la garder jusque vendredi, au terme d'une étape qui devrait permettre au vainqueur au sommet de la Super Planche des Belles Filles de dépasser le Danois.

Outre cinq journées avec les pois, Cort se sera offert un record étonnant: tout sprinteur qu'il est, il vient de faire mieux que le mythique Federico Bahamontes (sextuple maillot à pois à Paris) en remportant les... onze premiers sprints au sommet du Tour de France. Il ne s'agissait certes que d'ascensions de quatrième catégorie mais tout de même, on parle d'un record vieux de 64 ans !


Roglic un peu court, Pogacar très seul

L'autre enseignement du jour, c'est le coup de mou de Primoz Roglic et Tadej Pogacar. Sur une étape du Tour qui se joue à la pédale, on voit rarement les Slovènes passer à côté. Du côté de Primoz Roglic, il y a une petite inquiétude à avoir: le champion olympique du contre-la-montre était pourtant dans la roue de ses équipiers avant d'exploser et de voir l'autre leader de l'équipe, Jonas Vingegaard, afficher une belle forme en étant à deux doigts de basculer avec le maillot jaune.

Du côté de Tadej Pogacar, c'est sans doute moins un problème de jambes: le maillot blanc n'était pas bien placé au pied de l'ascension et n'a jamais pu réagir. D'ailleurs, dans l'approche de ce cap Blanc-Nez, on l'a souvent vu très seul aux avants-postes puisque plusieurs membres de son équipe, à commencer par Hirschi et Bjerg, ont montré leurs limites. De quoi donner des idées aux adversaires du double vainqueur du Tour en vue de la suite ? Probablement.

Dès demain, la fin de l'ennui

Ce Tour de France 2022 commençait très calmement, jusqu'au pied du cap Blanc-Nez. Pas de bordures au Danemark et une quatrième étape escamotée... jusqu'au cap Blanc-Nez. Côté spectacle, on a connu mieux. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'un certain Wout van Aert a décidé que c'en était assez des deuxièmes places. L'attaque collective de la Jumbo-Visma dans la dernière ascension du jour a réveillé tous les spectateurs du Tour et rappelé celle de la première étape de Paris-Nice. Avec un seul finisseur cette fois: Wout van Aert. Celui qui a remporté trois des six dernières étapes du Tour de France (en comptant les deux dernières de l'édition 2021), et n'a jamais fini au-delà de la deuxième place, a livré un véritable chef d'oeuvre avant, probablement, de se mettre au service de Roglic et Vingegaard à partir de mercredi.

En effet, l'étape d'Arenberg et ses onze secteurs pavés sèmeront forcément la zizanie, alors que celle de Longwy, qui traversera la Wallonie jeudi, offrira aux puncheurs un terrain de jeu idéal. De quoi voir d'autre attaques.Et que dire de l'étape de vendredi, qui se terminera à la Super Planche des Belles-Filles ? Elle devrait accoucher de la première grande explication entre les favoris du Tour. Et par la suite, les sprints massifs seront rares puisque le prochain rendez-vous des grosses cuisses devra attendre Cahors (et encore, sans garantie), lors de la 19e étape.


Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be