Tadej Pogacar après sa victoire sur la 17e étape du Tour de France: "Je peux encore gagner le Tour"

Vainqueur pour la troisième fois sur ce Tour, le Slovène n’a repris que quatre secondes de bonification au maillot jaune. Mais il reste optimiste.

Eric de Falleur
Tadej Pogacar après sa victoire sur la 17e étape du Tour de France: "Je peux encore gagner le Tour"
©AP

Ils sont inséparables. Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar sont bel et bien les deux plus forts de ce 109e Tour de France. Peu de monde en doutait, mais la 17e étape a confirmer leur suprématie conjointe. Même les terribles pentes de l’altiport de Peyragudes n’ont pu les départager et si le Slovène a réduit de quatre secondes le retard qui est le sien au classement général sur le Danois, ce n’est qu’aux secondes de bonifications attribuées au vainqueur (10 secondes) par rapport au deuxième (six) qu’il le doit.

Et pourtant, l’étape a encore été marquée par la débauche d’énergie folle du coureur d’UAE et de ses équipiers (il ne lui en reste plus que trois, après le retrait de Majka, blessé, au lendemain de la mise hors délais de Soler).

" L'équipe a été extraordinaire", souriait Tadej Pogacar peu de temps après son succès, le troisième sur ce Tour, le neuvième déjà en trois participations seulement. "Je devais gagner pour tous les efforts de mes coéquipiers. Depuis le départ, nous sommes passés par beaucoup d'émotions diverses. Nous avons été frappés par la malchance. Sans Rafa (Majka), George (Bennett), Vegard (Laengen) et (Marc) Soler. Bien sûr, Brandon a été formidable, il était tellement fort. Il l'est depuis tout le Tour, mais aujourd'hui spécialement. Mais avant cela Hirschi aussi a fait un super boulot et Mikkel (Bjerg) a monté le col comme s'il était un vrai grimpeur. Son rythme a lâché les grimpeurs. Tout cela m'a rendu plus confiant."

Le n°1 mondial ne baisse pas les bras. Tant qu’il lui restera une goutte d’énergie, il repartira à l’offensive pour tenter de distancer Jonas Vingegaard.

"Il y aura une autre chance demain, ce sera un autre jour, mais aujourd'hui, je suis surtout content de gagner l'étape", disait-il. "Je voulais évidemment lâcher Jonas et j'ai tout donné pour l'équipe jusqu'à la ligne. Je reste optimiste. Je peux encore gagner le Tour, car la prochaine étape sera plus dure que celle-ci. Je ne pense pas forcément que Jonas soit trop fort. Si nous avions été au complet, nous aurions été plus forts encore et nous aurions pu faire craquer Jonas. On a montré que nous aussi, nous restons forts et qu'on a encore les moyens d'essayer de récupérer le maillot. "

Pour cela, il lui reste l’étape de ce jeudi, la dernière en haute montagne, avec l’Aubisque, l’inédit et difficile col de Spandelles avant la montée finale vers Hautacam.

Si Pogacar ne réduit pas très sensiblement son retard, une troisième victoire lui échappera car jamais il ne pourra reprendre 2:18 (son nouveau retard) à Vingegaard sur les 40,7 km du chrono final de samedi à Rocamadour.

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