Le champion du monde a amusé la galerie en conférence de presse.

Si certaines équipes font leur conférence de presse d’avant-Tour dans la salle de presse officielle de la Grande Boucle, d’autres, comme Quick Step et Bora, préfèrent inviter les journalistes chez un sponsor. En l’occurrence : Specialized, dont la boutique du centre-ville de Düsseldorf a été prise d’assaut ce jeudi après-midi.

S’il y avait déjà du monde pour Philippe Gilbert, Marcel Kittel ou Dan Martin, il y en avait encore plus pour Peter Sagan, dont l’arrivée en tunique arc-en-ciel fut remarquée. Après avoir pris un petit café au milieu des journalistes, il s’est amusé en allant lui-même liker et envoyer des petits cœurs sur le Facebook Live que réalisait le community manager de son équipe, juste à côté de lui.


Une fois appelé à s’exprimer devant la presse, le quintuple maillot vert du Tour rangeait son téléphone et répondait à sa façon aux nombreuses questions qui lui étaient posées. Et puisqu’il n’est pas aussi à l’aise en anglais qu’en italien ou en slovaque, il n’hésite jamais à répondre brièvement, par un trait d’humour. À la question : "Avez-vous une préférence entre le maillot vert et des victoires d’étape ?", le Slovaque répondait : "Les deux."

Et quand le journaliste insistait, sa réponse changeait à peine : "Les deux, vraiment. Enfin non, ce que j’aimerais vraiment, c’est être à nouveau en âge de porter le maillot blanc." À 27 ans à peine, le Slovaque jalouserait-il déjà les moins de 25 ans ?

Lorsqu’on lui demandait s’il était dans la forme de sa vie, Sagan répondait : "Peu importe, je m’en fous de ma forme, seuls les résultats comptent. Les gens ne retiendront d’ailleurs que cela."

Dans la foulée , alors qu’il monopolisait l’attention depuis près de dix minutes, un membre du staff suggérait aux journalistes de poser des questions à Rafal Majka, maillot à pois en 2014 et 2016. Un journaliste s’exécutait poliment mais la réponse du Polonais n’était guère étayée. Sagan en profitait pour le charrier : "Tu devrais dire que tu es dans la forme de ta vie, c’est ce qu’ils veulent entendre !"

Lorsque notre tour est venu de lui poser une question, nous lui avons demandé s’il se sentait suffisamment fort pour battre Kittel ou Cavendish dès dimanche, dans un sprint massif, puisqu’il a impressionné dans ce domaine au cours des dernières semaines. Sa réponse : "Ah bon, Cavendish est sur le Tour ? Chouette pour lui ! Je ne sais pas; on verra bien."

Et quand un autre journaliste lui suggère la possibilité de s’emparer du maillot jaune à Longwy, Sagan ne semble guère au courant du parcours du Tour. "Où ça ? Longwy ? Je ne sais pas, j’ai déjà gagné là-bas ?"

Son interlocuteur répond par la négative et essaye de lui expliquer qu’un sprint en côte devrait déterminer le vainqueur de l’étape. Le leader de l’équipe Bora répond alors simplement : "Je ne sais pas, on verra bien."