Alaphilippe est désormais deuxième, mais pourra-t-il monter sur le podium à Paris ?

La quatorzième journée avec le maillot jaune sur les épaules aura été la dernière pour Julian Alaphilippe. Le Français a fini par céder sur l’attaque d’Egan Bernal, à un peu plus de 5 kilomètres du sommet du col de l’Iseran.

Personne n’imaginait alors que c’est au sommet de ce dernier que les temps finiraient par être pris, en raison de la neutralisation de la suite de l’étape.

Alaphilippe y était passé 2:10 après le Colombien, lequel avait empoché 8 secondes supplémentaires de bonification. "Je m’attendais à perdre le maillot", avouait le coureur de Deceuninck-Quick Step au moment de prendre place dans la voiture de son équipe. "J’ai donné le maximum, j’ai tout donné. J’ai été battu par plus fort."

Le n°1 mondial est désormais deuxième du classement, à 48 secondes de Bernal, mais surtout sous la menace de tous ceux qui le suivent au général. "Je ne pense pas que pour moi le maillot jaune est encore possible", remarquait-il. "C’était déjà un rêve de le porter, je l’ai porté longtemps. Bien plus longtemps que je l’avais imaginé ; j’ai donné le maximum. Mais, même à partir du moment où je l’ai enfilé, ça n’a pas changé mes plans ; je n’ai pas rêvé du jour au lendemain que j’allais gagner le Tour de France."

Comme la veille dans celle du Galibier, le Français s’était lancé dans la descente en poursuite de ses rivaux. Il semblait avoir repris une quinzaine de secondes quand la nouvelle de l’arrêt de l’étape lui parvint à l’oreillette. "Je ne pense pas que cela aurait changé grand-chose", disait-il. "Mais j’ai tout donné, je me suis battu jusqu’au sommet (de l’Iseran), dans la descente aussi et, même maintenant dans la voiture qui me ramène à l’hôtel, je reste combatif."

À son arrivée à l’hôtel à Tignes-Boisses, où logeait la formation de Patrick Lefevere, Alaphilippe fut encore salué par une foule nombreuse, venue le remercier du bonheur qu’il lui avait offert depuis plus de deux semaines. "Je tiens à remercier tous les gens qui m’ont soutenu", poursuivit-il. "J’ai été porté par la folie du maillot jaune ; je remercie les supporters du fond du cœur. J’avais dit que le résultat importait peu, que je voulais tout donner, pour ne pas avoir de regrets."