Deux voitures, conduites par le père des frères Schleck, et par un de leurs proches, ont été fouillées par la douane

ENvoyé spécialen franceeric de falleur

SAINT-ÉTIENNE Deux véhicules appartenant à la caravane ont fait l'objet d'un contrôle, plus que vraisemblablement ciblé, des douanes, hier, sur le parcours de la 18e étape, peu après Vizille, au km 35. Dans un premier temps, René Thill, collaborateur du quotidien luxembourgeois Tageblatt, a été interpellé et son véhicule, immatriculé au Luxembourg, fouillé par les douaniers de l'Isère.

"Les douaniers m'ont demandé si je transportais des produits illicites dans ma voiture", a expliqué le Luxembourgeois qui précédait alors la course d'une demi-heure. "L'un d'entre eux m'a demandé si je connaissais les frères Schleck. Je lui ai répondu que comme journaliste luxembourgeois, je les connais évidemment depuis qu'ils sont juniors. Ils m'ont fait sortir du véhicule et l'on fouillé. Ils ont sorti mes bagages, levé le siège arrière. Ça a duré vingt minutes, puis ils m'ont laissé repartir en me souhaitant bonne route."

René Thill est un proche de la famille Schleck ("un bon copain", dit Andy), mais aussi de Bjarne Riis dont il est conseiller fiscal et comptable, ainsi que de la société gérant la CSC.

"Je suis choqué, c'est incompréhensible", nous a-t-il dit encore. "Je dors parfois à l'hôtel de la CSC et je vois les Schleck tous les soirs. J'ai eu Johnny au téléphone (NdlR : il était alors 17 heures), il m'a dit être très choqué, il est allé reconduire les gens qu'il véhiculait à l'aéroport de Lyon."

"Un contrôle normal..."

Johnny Schleck est en effet chauffeur des invités de Skoda, l'un des partenaires du Tour de France. Il se trouvait un peu devant le début de la course quand les douaniers lui ont intimé l'ordre de stopper, de manière très spectaculaire. Il a été brièvement fouillé puis son véhicule a été inspecté de fond en comble.

"Allez, action ! Monsieur, montez dans la voiture, on va tout fouiller", a dit un officier des douanes.

"C'est un contrôle normal et on est tombé dedans avec la voiture", tempéra après l'inspection le père de Frank et Andy. "Ils ont ouvert ma valise, j'ai des médicaments personnels, de l'Aspegic ainsi qu'un médicament pour des calculs rénaux et du Voltaren, car j'ai un problème de genou et de jambe que je m'étais fracturée. C'est tout. Ils ont tout vérifié, tout regardé. Ils m'ont identifié seulement quand ils ont vu mon badge. Mes fils sont propres; avec tous les contrôles qu'ils font, comment serait-il possible qu'ils ne soient pas propres?"

"Nous étions à la recherche de produits dopants, la fouille a été négative", a dit un porte-parole des douanes, sans épiloguer plus sur les motifs ou raisons de ce contrôle.



© La Dernière Heure 2008