L'Américain s'est senti mieux dans Chamrousse que dans l'Alpe

CHAMROUSSE Estimez-vous être de plus en plus fort au fil des années ?
" Je m’entraîne de plus en plus fort chaque année. Je m’en rends compte à l’occasion des stages d’équipe que nous faisons. Mais je sais aussi que l’on arrête de progresser à partir d’un certain palier. Je ne peux pas dire si je l’ai atteint. Mais je sais que je peux travailler encore, suivre un entraînement spécifique. Par exemple, j’accorde beaucoup d’importance aux étirements, j’en fais jusqu’à une heure par jour, aux abdominaux. Dans la montée de l’Alpe d’Huez, je n’étais pas content de mon rythme, j’avais 21 et 23 dents pour le braquet, pas le 22 dents, alors qu’aujourd’hui, j’avais la bonne cadence. "

Comment enchaînez-vous les efforts ?
" L’étape de l’Alpe d’Huez a été très dure, c’était une grande journée. Mais il est évident que l’on ne peut pas enchaîner des efforts aussi importants tous les jours. Dans le Tour, il y a des jours importants, à ne pas manquer. On peut payer un jour ou l’autre. L’an dernier, c’est ce qui m’est arrivé dans Joux-Plane.
Mais, en même temps, il faut reprendre du temps. Ce sera peut-être délicat à gérer. En tout cas, je suis très heureux d’avoir bien récupéré, je pensais être plus fatigué après l’étape de l’Alpe d’Huez. "


Quelle tactique pensez-vous adopter pour les prochaines étapes dans les Pyrénées ?
" La tactique est toujours dictée par la course. Simon a encore beaucoup d’avance, Kivilev est toujours dangereux au classement général. Simon et Kivilev sont les prochaines cibles. Mon objectif est de me rapprocher du maillot jaune et puis de le prendre. L’important, c’est le classement général, pas de gagner le maximum d’étapes. "

Le résultat de Chamrousse doit vous combler ?
" Je suis très satisfait du résultat. Je connaissais très bien ce parcours, j’ai dû le faire cinq ou six fois dans les reconnaissances. Quand nous avons fait un stage ici, il y a deux mois, les autres cols étaient fermés. Le seul col possible, c’était Chamrousse. Dans ce contre-la-montre, il y avait deux courses, l’une contre les autres favoris, l’autre contre Kivilev et Simon. Je suis un peu surpris par le temps de Kivilev, je pensais lui prendre trois-quatre minutes, pas six minutes. Avec trois étapes dures dans les Pyrénées, ce doit être bon."

Depuis ce mercredi, vous êtes en famille sur le Tour !
" Oui. Ma famille est arrivée aujourd’hui, Luke (son fils) et Kristin (sa femme) qui attend des jumeaux pour la mi-décembre. Quand elle a passé une échographie il y a quelques jours, le médecin a noté le sexe des bébés dans une enveloppe. Et, ce soir, on ouvre l’enveloppe. Mais, peu importe le sexe, l’essentiel est d’avoir une santé parfaite. "