Découvrez toutes les réactions après la deuxième étape du Tour de France.

Chris Froome, Romain Bardet et Richie Porte ont été les trois hommes de classement entraînés dans la chute collective à 30 km de l'arrivée. "Je n'ai heureusement aucune blessure sérieuse", a directement précisé Chris Froome, 37e de l'étape.

"J'ai certes perdu un peu de peau sur le dos et sur le côté. Mais c'est la course. On savait qu'avec un temps pareil, les routes seraient glissantes. Mais à chaque fois que l'on accroche un dossard au maillot, il existe un grand risque pour qu'il se passe quelque chose", a commenté le triple vainqueur du Tour avant d'expliquer sa chute. "Quelqu'un a glissé juste quelques roues devant moi et à cette vitesse, on ne peut tout simplement pas l'éviter. Quelques-uns d'entre nous se sont retrouvés au sol. Heureusement, tout le monde va bien. J'ai dû changer de vélo mais mon équipe m'a ramené vers l'avant et nous avons bien terminé sans perdre de temps sur nos rivaux. C'est le principal".

Son directeur sportif, Servais Knaven, ne semblait pas se faire de soucis. "Tout va bien. Chris a pu terminer la course et pu faire son décrassage Il s'est occasionné quelques égratignures. Le plus important est qu'il est directement remonté sur son vélo et a bien roulé devant jusqu'à la fin. C'est toujours un bon signe".

L'Australien Richie Porte (BMC) a aussi été retardé par la chute. "Je suis sorti OK de la chute mais il y a quelques gars qui ont été beaucoup plus touchés. C'était une journée stressante. La pluie d'abord, puis la route sèche, et de nouveau la pluie. J'ai pris un petit coup sur le genou et j'espère que cela va aller", a résumé le coureur de BMC.

Romain Bardet (AG2R La Mondiale) s'est également fait quelques frayeurs. "C'est tombé devant. J'étais bien placé, j'ai été emporté par les autres coureurs derrière moi... Mais c'est bon a priori", a commenté le Français. "J'espère passer une bonne nuit. J'ai des douleurs, c'est normal dans une chute à 50 km/h. L'essentiel est sauf, j'ai pu remonter rapidement sur le vélo entouré de mes équipiers et rallier l'arrivée dans le même temps. Une chute, ce n'est jamais une bonne nouvelle mais ça fait partie du métier, ça aurait pu être pire. Maintenant, le Tour ne fait que commencer et le moral est excellent. Le cyclisme est un sport soumis aux aléas climatiques mais les beaux jours vont arriver. Un coureur doit répondre par tous les temps".

Kittel: "Gilbert a plus de chance pour une victoire d'étape"

Le sprint de dimanche à Liège n'a pas été limpide, après une journée rendue très stressante par la pluie presque incessante. "Il faut dire qu'il y a beaucoup de sprinteurs dans ce Tour de France", a poursuivi Marcel Kittel. "Et toutes les équipes travaillent pour eux mais ça ne fonctionne pas toujours. En ce qui me concerne, le scénario n'a pas été idéal mais nous avons fait confiance à notre intelligence d'équipe et mes coéquipiers Sabatini et Trentin sont venus me replacer idéalement. Je suis en grande condition, j'ai une très forte équipe et le coureur qui gagne le premier sprint en gagne toujours d'autres."

Marcel Kittel est le premier coureur à s'imposer dans un sprint du Tour de France avec un vélo équipé de freins à disque. "Je ne savais pas que j'avais cette distinction!", a souri le coureur allemand. "Plus sérieusement, les instances du cyclisme et les constructeurs doivent tout faire pour la sécurité des coureurs. Il y a encore des problèmes de protection du coureur, notamment en cas de chute, des problèmes en cas de changement de roue. Mais j'espère que tout le monde va travailler dans le même sens pour améliorer les techniques pour une meilleure sécurité des coureurs."


Le sprinteur allemand partira ce lundi de Verviers avec le maillot vert sur les épaules, une tunique qu'il est prêt à défendre, même si les éléments ne lui semblent pas favorables. "J'ai gagné 4 étapes au Tour en 2014 et je n'ai jamais gagné le maillot vert, Mark Cavendish en 2016 et André Greipel en 2015 ont connu le même problème. Pour gagner le maillot vert, il faudrait que Peter Sagan tombe malade ou qu'il quitte le Tour pour une autre raison. En fait, le règlement est fait à l'avantage d'un coureur complet, comme lui, pas pour les sprinteurs purs. Mais c'est le règlement d'ASO et ce n'est pas à moi à intervenir."

Après sa victoire à Liège, Marcel Kittel (10 succès) était à deux succès du record de victoires au Tour de France d'un coureur allemand, Erik Zabel (12 succès).


Geraint Thomas: "Il y a eu une chute devant, plusieurs d'entre nous sont tombés mais, en gros, ça va. Il faut rester sur le qui-vive. Le maillot jaune ? Je ne sais pas du tout combien de temps je vais le conserver, j'espère le plus longtemps possible. Mais je l'ignore."

Arnaud Démare: "Le final a été compliqué parce que Mikael (Delage) est tombé, on ne l'a pas revu, "Kono" (Konovalovas) a cassé sa roue. Je sens que j'ai du renfort dans les sprints. Aujourd'hui ce n'est pas passé mais je suis confiant pour la suite. Dans le sprint, il y a eu un petit temps mort aux 300 mètres, Marcel est arrivé derrière et il a lancé comme une brute. En tout cas, pour moi, la jambe est bonne. Je suis content."


Patrick Lefevere: "J'étais inquiet à l'approche du sprint car il n'y avait pas une équipe au-dessus des autres et notre train ne s'est pas mis en route. Heureusement, Marcel (Kittel) s'est bien débrouillé tout seul. Ce soir on ne boira pas que de l'eau plate ! Liège nous va bien. On avait déjà gagné ici en 2010 avec Sylvain Chavanel."

Richie Porte: "Je suis sorti OK de la chute mais il y a quelques gars qui ont été beaucoup plus touchés. C'était une journée stressante. La pluie d'abord, puis la route sèche, et de nouveau encore la pluie. J'espère que mon genou va aller bien, j'ai pris un petit coup."

Alberto Contador: "La journée a été difficile, comme toujours en première semaine. Il y a eu des moments où la pluie tombait fort et c'était très nerveux. Ce sont des journées où l'on peut perdre le Tour. Heureusement, l'équipe m'a bien protégé tout au long de l'étape. Le contre-la-montre ? J'ai perdu plus de temps que prévu, sur Froome, mais j'ai préféré ne pas prendre de risque. Le Tour ne fait que commencer."

Romain Bardet: "C'est tombé devant. J'étais bien placé, j'ai été emporté par les autres coureurs derrière moi... Mais c'est bon a priori. J'espère passer une bonne nuit. J'ai des douleurs, c'est normal dans une chute à 50 km/h. L'essentiel est sauf, j'ai pu remonter rapidement sur le vélo entouré de mes équipiers et rallier (l'arrivée) dans le même temps. Une chute, ce n'est jamais une bonne nouvelle mais ça fait partie du métier, ça aurait pu être pire. Les beaux jours sont à venir et le moral est excellent. Le cyclisme est un sport soumis aux aléas climatiques. Un coureur doit répondre par tous les temps."


Gilbert: "C'était très dangereux"

"On avait directement contrôlé avec Julien Vermote pour tenir l'échappée à une distance raisonnable, parce qu'on savait que la pluie allait rendre la course très technique et que ça allait être difficile de reprendre du temps, a expliqué Philippe Gilbert. "On a décidé de ne pas leur laisser trop d'avance. Quand on revenait, on s'arrêtait puis on repartait."

"Normalement, on s'était dit qu'on les reprendrait à 5 km, mais là on n'a pas eu le choix et on les a repris plus tard, mais on s'est dit qu'on ne prendrait pas de risques", a poursuivi le champion de Belgique 2016.

"Aujourd'hui, on a eu un petit problème avec la communication, parce que le câble de Trentin est sorti de son émetteur et on n'avait plus aucun contact", explique-t-il ensuite. "On ne savait pas trop si Marcel était dans la chute. On a continué à faire le tempo pour lui permettre de se replacer et dans les cinq derniers kilomètres, on a vraiment accéléré pour revenir. Avec de grands boulevards, on savait qu'on avait le temps et il n'y avait pas lieu de paniquer. Même si on était court, d'autres équipes avaient beaucoup d'équipiers et il n'y avait pas de problème sur le fait qu'on allait arriver au sprint."

"Il y avait énormément de monde en Allemagne, et c'était très dangereux", a également déclaré le coureur de la Quick-Step. "Je dirais encore aux gens de respecter la route, qu'on essaie d'utiliser au maximum. On a vu beaucoup de choses très dangereuses aujourd'hui, et il ne faut pas oublier qu'on n'a pas toujours le temps d'éviter les gens au bord de la route."

"Marcel Kittel marque pas mal de points et il y a une possibilité pour gagner le maillot vert. Demain, il risque d'y avoir des écarts avec cette montée qui peut faire des micro-cassures. Si une seconde se crée entre deux coureurs, le temps réel sera compté parce que la nouvelle règle des trois secondes ne s'applique qu'aux étapes comme aujourd'hui, ce qui représente 150 mètres à 60 km/h. L'étape de demain est un peu semblable au Mont des Alouettes, mais on verra. Sur ce genre d'arrivées, il peut y avoir Sagan qui passe partout, et puis ce sont les mêmes noms qui reviennent comme Greg Van Avermaet. Le top dix sur des arrivées en bosse est souvent le même. On est seize Belges au départ, et on espère que l'un d'entre nous gagnera une étape, voire plus."


Naesen a vécu une étape "très stressante à cause de la pluie"

Romain Bardet, le leader de l'équipe du champion de Belgique Oliver Naesen, AG2R, a été victime d'une chute sans gravité à 30 kilomètres de l'arrivée à Liège, au cours d'une étape stressante.

Le nouveau et récent champion de Belgique Oliver Naesen a étrenné son maillot tricolore dimanche lors de la première étape en ligne du Tour de France disputée entre Düsseldorf et Liège. "J'ai vécu une bonne étape, avec des spectateurs au top pour mon maillot tricolore mais, avec la pluie, ce fut très stressant", a indiqué Oliver Naesen. "Malheureusement, nous avons connu une chute dans l'équipe avec notre leader Romain Bardet. La journée de demain sera plus dure. J'espère qu'il n'y aura pas de chute dans nos rangs."

Le coureur français s'est finalement relevé de la chute collective au peloton avec des égratignures. "Nous roulions en tête de peloton, j'étais en bonne position", a indiqué Romain Bardet. "Soudain, nous sommes arrivés face à une chicane sur la route et tout le monde a bondi sur les freins. Je n'ai pas pu éviter la chute derrière les coureurs que je suivais. J'ai été capable de remonter en machine très vite après ma chute et toute mon équipe est venue m'entourer, ce qui m'a aidé à ne pas perdre de temps. Tout cela aurait pu être plus grave mais tout va bien et le moral est très bon. Ce n'est jamais bon de tomber, mais cette fois il n'y a rien de grave. J'espère que j'aurai une bonne nuit de sommeil."

Le coéquipier de Romain Bardet, Axel Domont, a lui aussi été pris dans la même chute. "Les radios n'ont révélé aucune fracture. Le verdict final se fera au moment d'à nouveau remonter sur le vélo ce lundi."

Le bulletin médical du jour faisait état d'une dermabrasion au genou droit pour Bardet et d'un traumatisme au coude droit pour Domont.


Gallopin est content d'être arrivé à Liège malgré la douleur

Tony Gallopin (Lotto-Soudal) a pu terminer la 2e étape du Tour de France, dimanche à Liège, malgré une douleur au pied gauche consécutive à sa chute dans le contre-la-montre de samedi à Düsseldorf.

Le plus dur dimanche matin pour le Français Tony Gallopin a été d'enfiler sa chaussure gauche, son pied étant gonflé suite à sa chute de samedi à Düsseldorf. "Le staff de l'équipe a fait un superbe travail pour soigner mon pied", a indiqué le coureur français. "J'ai pu prendre le départ. La douleur était présente dès que je tirais sur la pédale et en côte. Je suis dès lors très heureux d'avoir pu atteindre Liège dimanche. Je vais ainsi essayer de survivre jour après jour. La situation est certes loin d'être idéale mais je vais continuer à me battre."


Une troisième place de bon augure pour André Greipel

André Greipel a sprinté à la troisième place lors de la deuxième étape du Tour, dimanche, derrière le vainqueur Marcel Kittel et le champion de France Arnaud Démare.

"L'étape a commencé avec un scénario idéal", a raconté Greipel. "Un groupe de tête avec quatre coureurs qui a une avance limitée. Thomas De Gendt s'est immédiatement mis en tête du peloton, avec Julien Vermote de Quick-Step Floors. Ils ont été aidés par les autres équipes. Nous n'avons pas dû effectuer le travail seuls. Nous avons dû faire un effort supplémentaire à la fin, car Offredo et Phinney avaient encore de l'énergie et son restés longtemps devant", a expliqué le coureur allemand.

"Nous étions bien positionnés. Dans le dernier kilomètre, il y avait un vent de face et dans les 200 derniers mètres la route montait légèrement. Aucun coureur n'avait encore un équipier devant lui. Peter Sagan s'est retrouvé en tête trop tôt. A 250 mètres de la ligne, c'était encore trop tôt, je devais attendre. Kittel a disputé un sprint solide, je suis battu sur ma valeur. Lutter pour la victoire ici est de bon augure pour la suite."


"Cela a été une journée fantastique pour l'équipe Wanty-Groupe Gobert"

C'est la première fois que le directeur sportif Hilaire Van der Schueren est au départ du Tour de France avec son équipe Wanty-Groupe Gobert. Il a été ravi par le déroulement de la première étape en ligne dimanche, qui a vu son coureur français Yohan Offredo décrocher le prix de la combativité.

Offredo a roulé en tête en compagnie de l'Américain Taylor Phinney (Cannondale) jusqu'à un kilomètre de l'arrivée à Liège. "Mais je savais qu'ils allaient être repris", a reconnu Van der Schueren. "Cela a quand même été une journée fantastique pour notre équipe. Nos sponsors sont de la région. Ils ont eu droit à une grande fête tout au long du parcours et ils ont vu leurs coureurs rouler devant. Nous avons décroché le prix de la combattivité, ce qui nous vaut de monter sur le podium. Le but ultime est de remporter une étape".