Si le masque peut parfois agir comme un étouffeur d’émotions, Christian Prudhomme n’avait pas besoin d’afficher son sourire mardi matin tant la joie se lisait sur le reste de son visage. Contrôlé positif au coronavirus en marge de la première journée de repos du Tour, la semaine dernière, le directeur de l’épreuve a fait son retour dans sa célèbre voiture rouge lors de la seizième étape après une semaine de quarantaine exigée par les autorités sanitaires françaises dans pareilles circonstances.

"J’ai passé ses sept jours dans mon canapé, l’oreille vissée à mon téléphone portable afin d’être aussi utile que possible à l’équipe qui a pris mon relais avec brio, souriait-il ainsi. Depuis 2004 et mon entrée chez ASO, je n’avais plus assisté à une étape de la Grande Boucle en intégralité devant un écran de télévision. Je peux vous dire que j’ai pleinement profité de sa formidable mise en images, mais il ne fallait pas que cette parenthèse dans une période déjà très particulière ne perdure trop longtemps… (rires) Je suis heureux de retrouver le terrain."

Comme les 784 autres tests PCR réalisés lors de la troisième et dernière vague d’examens de cette Grande Boucle, celui du boss de la plus grande course du monde lui avait permis de continuer l’aventure.

"Ce résultat est évidemment extrêmement satisfaisant, mais je ne voudrais certainement pas en tirer une quelconque forme de gloire en prétendant que nous faisons les choses mieux que les autres car, face à ce virus, même les scientifiques conservent encore de très nombreuses inconnues… Ce qui me rend évidemment le plus heureux dans ce résultat, c’est qu’il signifie que nous allons voir Paris et les Champs-Élysées. Depuis que j’ai pris la tête de cette épreuve, c’était la toute première fois où la tour Eiffel ne pointait pas véritablement à l’horizon au moment du Grand Départ. Nous avons fait au mieux pour composer avec ces circonstances particulières qui, nous l’espérons tous, resteront singulières et exceptionnelles…"