Le jeune Italien (24 ans) de chez Trek n’était initialement pas prévu au Tour.

"Les séries sont parfois faites pour s’arrêter…"

Interrogé jeudi soir sur la statistique qui veut que le porteur du maillot jaune au sommet de La Planche des Belles Filles soit le vainqueur final du Tour à Paris, Giulio Ciccone enchaînait les "no, no, no" dans son anglais chantant à tous ceux qui tentaient d’en faire le nouveau leader de la formation Trek-Segafredo.

Deuxième derrière Dylan Teuns de la 6e étape, le coureur des Abruzzes est devenu le nouveau maillot jaune de ce Tour de France sans le vouloir véritablement. "Dans l’ultime ascension, j’étais exclusivement concentré sur la victoire d’étape et je n’ai pas pensé à la possibilité d’endosser la tunique de leader" , souriait le vainqueur de l’étape de Ponte di Legno, qui empruntait le terrible Mortirolo, sur le dernier Giro. "Mais cela ne changera rien à mon statut dans l’équipe pour les prochaines grandes échéances de ce Tour. Richie Porte reste le leader pour le classement général final."

Vainqueur du classement de la montagne sur le Tour d’Italie en mai dernier, celui qui en est à sa première année dans une équipe WorldTour (après trois saisons chez Bardiani-CSF, avec qui il avait déjà conquis une étape sur le Giro 2016) n’aurait même pas dû être au départ de ce Tour de France !

"Cet hiver, lors de la constitution de mon programme de courses, nous n’avions effectivement pas intégré cette épreuve à mon calendrier. Mais, après mes bonnes performances sur le dernier Tour d’Italie, mon équipe a alors pensé qu’il serait bon pour mon évolution de m’intégrer dans la sélection. Pas afin que j’y vise un résultat personnel, mais plutôt pour y accumuler une expérience précieuse en travaillant pour Richie Porte et Bauke Mollema."

Le destin a décidément parfois de bien étranges contours.