Tour de France

La nouvelle ne sera officialisée que ce mercredi matin par le biais d’un communiqué de l’équipe Deceuninck-Quick Step annonçant la sélection de ses huit coureurs pour le Tour de France mais elle peut être considérée comme acquise : Philippe Gilbert ne sera pas au départ de la Grande Boucle le 6 juillet à Bruxelles et endossera le statut de premier réserviste.

Présent en Belgique en ce milieu de semaine, puisqu’il sera au départ de Halle-Ingooigem ce mercredi, le Liégois est légitimement très déçu d’un choix qui le prive d’une dixième participation à la plus grande course du monde l’année où celle-ci s’élançait de son pays et rendait hommage à un champion à qui il voue un immense respect : Eddy Merckx.

Le choix du staff de la formation belge est surprenant quand on sait que le vainqueur de Paris-Roubaix avait participé à un stage en altitude en Sierra Nevada fin mai-début juin en compagnie d’Alaphilippe, Mas et Devenyns afin de préparer au mieux la grand-messe de juillet avant de se montrer très en jambes sur le dernier Critérium du Dauphiné (2e de la 1re étape et souvent à l’attaque).

La décision reposerait exclusivement sur des critères sportifs. Très heureux du niveau de compétitivité de l’équipe active sur le dernier Tour de Suisse, les dirigeants du Wolfpack ont décidé d’articuler leur sélection pour la Grande Boucle autour de ce noyau, Julian Alaphilippe (qui avait, lui, participé au Dauphiné) venant s’ajouter aux Mas, Asgreen, Devenyns, Lampaert, Morkov, Richeze et Viviani.

Les négociations quant à l’avenir du Liégeois, en fin de contrat en décembre, n’auraient aucunement interférer dans le processus d’une décision qui décevra de nombreux amateurs de cyclisme en Belgique.

C’est qu’il n’aurait pas été utopique d’imaginer Philippe Gilbert en jaune le dimanche 7 juillet, au soir d’un contre-la-montre par équipes dont sa formation est l’une des spécialistes...