Le vent a rendu le début d'étape très nerveux, avant qu'une solide échappée se forme. On y retrouvait André Greipel, Julian Alaphilippe, Imanol Erviti, Nils Politt, Stefan Kung, Stefan Bissegger, Connor Swift, Luka Mezgec, Sergio Henao, Edvald Boasson Hagen, Harry Sweeny et les Belges Brent Van Moer et Edward Theuns.

A 30 kilomètres de l'arrivée, Politt, Sweeny, Erviti et Kung ont piégé leurs compagnons d'échappée. Et à 12 kilomètres du but, Nils Politt plaçait une attaque décisive pour aller s'imposer en solitaire, alors que son leader Peter Sagan avait renoncé à prendre le départ, ce matin.

Mark Cavendish (Deceuninck – Quick-Step) n'a donc pas eu l'occasion d’égaler le record de 34 succès d’Eddy Merckx sur le Tour de France. Ce vendredi, peut-être...

Pour la plupart des coureurs, le Tour de France constitue la Mecque du cyclisme. Pouvoir y lever les bras est un accomplissement. Nils Politt, vainqueur en solitaire jeudi à Nîmes et membre de l'échappée du jour, ne déroge pas à la règle. "C'est tout simplement incroyable, je n'y crois pas. C'est un rêve de gagner ici", a lancé l'Allemand au micro de l'organisation après l'arrivée de la 12e étape. "Ce matin, Peter Sagan a dû quitter le Tour en raison de problèmes au genou. Cela a changé notre tactique. Nous devions nous montrer plus offensifs", a analysé le pensionnaire de l'équipe BORA-hansgrohe. C'est d'ailleurs en se montrant actif dès les premiers kilomètres, marqués par un vent violent, que Politt a pu accrocher la bonne échappée.

"Je me sens bien depuis quelques jours. J'ai tenté de donner le meilleur de moi-même et j'ai décroché cette victoire. C'est fou"', a ajouté celui qui a passé la majeure partie de la journée dans un groupe de tête constitué de 13 éléments, dont les Belges Edward Theuns et Brent Van Moer.

"Il y avait des sprinteurs et des hommes rapides devant avec moi. Je savais qu'il fallait durcir la course et attaquer. J'ai placé une première accélération, ce qui a réduit le groupe à 4 éléments. Il fallait ensuite tout donner dans la dernière bosse, ce que j'ai fait."

Le natif de Cologne, 27 ans, a placé une accélération tranchante et tenu le rythme pour écrire la plus belle ligne d'un palmarès qui recensait une seule victoire. Il avait enlevé, en 2018, la 4e étape du Tour d'Allemagne. "J'ai pensé à tous les efforts consentis ces dernières années quand j'ai passé la ligne d'arrivée. Remporter une étape du Tour, c'est le plus bel accomplissement."

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