Tom Boonen sera de la partie. Il a appris la bonne nouvelle en rentrant à l'hôtel

Boonen: "Pas une revanche"


MONACO Depuis que la grande caravane du Tour a débarqué sur le Rocher monégasque, il y a deux sujets de conversation dans les cafés et sur les plages de la principauté : la guerre psychologique entre Lance Armstrong et Alberto Contador et le suspense autour de la participation de Tom Boonen à la Grande Boucle. Le premier ira sans doute croissant; le second, au contraire, devrait se dégonfler rapidement.

Boonen prendra bel et bien le départ de la première étape cet après-midi. Et il y a gros à parier que ceux qui l'ont critiqué jusqu'ici n'hésiteront pas à lui serrer la main et lui faire de grands sourires, en oubliant très vite le contexte chaotique qui aura précédé l'événement.

Si d'aventure, et malgré le stress accumulé, Boonen devait remporter une étape d'ici quelques jours, certaines scènes seront manifestement amusantes à observer... Hier, nous étions présents lorsque les premiers (vrais) sourires ont (enfin) éclairé les visages des membres de l'équipe Quick Step.

C'est à 12 h 04 exactement que Patrick Lefevere reçut le coup de fil libérateur de la part de la secrétaire d'un de ses avocats. Il se trouvait dans le hall du Méridien, entouré pour ainsi dire de toute la presse belge présente sur le Tour. Son pouce levé a vite fait de... lever le suspense. La fièvre s'est alors emparée de nous tous : il fallait communiquer la nouvelle le plus vite possible à nos rédactions. Dans le prestigieux hôtel Méridien, les clients triés sur le volet - un volet d'argent sonnant et trébuchant - nous jetaient des regards ébahis qui en disaient long sur la différence de nos préoccupations. Toutefois, comme l'argent n'empêche pas la curiosité, bien ou mal placée, ils restaient quand même là, histoire de ne rien manquer de cette scène dont ils n'avaient que faire...

Quelques minutes plus tard, Boonen, dégoulinant de sueur et dégoûtant presque nos très cleans badauds, débarquait dans le hall climatisé, littéralement assailli par les cameramen en folie.

Suivi jusqu'à l'ascenseur dans un chaos indescriptible, il demandait cinq minutes avant de réagir, le temps de prendre une douche et de se mettre au courant. Les journalistes étaient piégés, il ne reviendrait pas avant deux bonnes heures...



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