Après la chute de son leader Chris Froome au début de la 4e étape, la formation Sky a voulu afficher sa sérénité face à l'effervescence ambiante, dans l'attente des résultats d'examens et surtout de l'épreuve des pavés.

En début d'après-midi, la surprise a été totale lorsque le tenant du titre du Tour de France, gêné par un autre coureur, a chuté dans une ligne droite dans les tout premiers kilomètres de la 4e étape.

Eraflé sur le côté gauche, il a également été touché au niveau des poignets. Vasil Kiryienka lui a amené une attelle, posée sur son poignet gauche. "On prend des précautions", a expliqué le directeur sportif de l'équipe Nicolas Portal durant l'étape. "On a eu très peur comme tout le monde."

A l'arrivée à Lille, alors que Froome se mettait à l'abri derrière les vitres teintées du bus Sky, le mot d'ordre était le même, tenant en trois phrases répétées par le manager Dave Brailsford en français et en anglais à la foule de journalistes venus aux nouvelles: "Il se sentait bien dans le final. On l'amène quand même passer une radio pour vérifier son poignet. On mettra des nouvelles sur notre site web."

Plus aucun mot ensuite, si ce n'est ceux, allusifs, de certains de ses partenaires à l'issue de leur traditionnel décrassage sur les rouleaux.

"Il a continué à bien rouler, on en saura plus quand il aura vu le docteur mais il avait l'air O.K. C'est un dur donc je suis sûr qu'il se remettra pour demain (mercredi)", expliquait Geraint Thomas. "Malheureusement pour lui, il portait une tenue d'été donc ça se déchire facilement. Je pense que ça a l'air pire que ça ne l'est."

Pour échapper aux journalistes, le bus a quitté le parking... pour quelques centaines de mètres seulement avant de faire descendre furtivement Froome qui a gagné une voiture de l'équipe afin de rejoindre le camion médical du Tour.

Il a ensuite regagné l'hôtel de l'équipe à Marcq-en-Baroeul dans la banlieue de Lille. Au-delà du verdict médical, la vraie réponse sera connue jeudi sur les pavés où ses poignets seront mis à rude épreuve.