Vainqueur de la 13e étape du Tour de France cette année à Rodez, Greg Van Avermaet (BMC) considère le Tour 2016 comme très équilibré et accessible à tous les types de coureurs. Il pourrait viser le maillot jaune dans la 2e étape dont l'arrivée à Octeville est dessinée pour les puncheurs.

"Je trouve le parcours très beau et accessibles à beaucoup de coureurs", a indiqué Greg Van Avermaet mardi à Paris lors de la présentation de la 103e édition de la Grande Boucle. "J'ai d'abord besoin de bien lire le parcours pour pointer les étapes qui pourraient être à ma portée. Je peux viser la victoire mais j'ai besoin pour cela d'une arrivée assez difficile en légère pente, en faux plat. A ce titre, la 2e étape entre Cherbourg et Octeville, annoncée par les organisateurs pour les puncheurs, me semble à ma portée et je pourrais même y viser le maillot jaune. Nous apprécions également l'arrivée de la 16e étape à Berne, ce qui sera très intéressant pour notre sponsor. Je connais cette arrivée grâce au Tour de Suisse et il y aurait donc peut-être un bon coup à jouer en Suisse. Mes expériences précédentes (ndrl, 2009, 2014, 2015) dans le Tour de France me confortent pour 2016, surtout ma victoire cette année. La seule chose que je regrette pour l'édition prochaine est l'absence d'un contre-la-montre par équipe qui aurait été très intéressant pour ma formation".

L'équipe BMC avait remporté la 9e étape du Tour 2015 disputée en contre-la-montre par équipes à entre Vannes et Plumelec.

Le parcours convient mieux à Froome

Le Britannique Christopher Froome, double vainqueur de l'épreuve en 2013 et 2015, a estimé mardi que le Tour de France 2016, avec ses neuf étapes de montagne et deux contre-la-montre, dont un en côte, lui convenait mieux que l'édition précédente.

Le vainqueur sortant a affirmé que le Tour sera son "premier objectif de la saison prochaine".

"Ce que j'aime particulièrement dans le prochain tour, c'est qu'il ne se jouera pas sur une étape", a-t-il précisé. "Il faudra être bon dans les chronos, dans les montées, dans les descentes, être protégé des vents contraires... Ce Tour est un défi sur tous ces aspects".

Le Britannique a tout de même distingué l'arrivée au sommet du Mont Ventoux le 14 juillet, où il s'était imposé l'année de sa première victoire finale. "Le Mont Ventoux, c'est une étape historique et, pour moi, c'est spécial", a-t-il confié. "En 2013, c'est une étape qui a fait beaucoup de différence entre les coureurs et je crois que ce sera la même chose l'année prochaine".

Avec ses cols inédits et ses descentes très techniques, "qu'il faudra travailler avant", le Tour 2016 est-il plus difficile que l'édition précédente ? Froome botte en touche: "Je pense que la difficulté du Tour de France dépend des coureurs, de la compétition. C'est impossible de dire si ça sera plus ou moins difficile, c'est la concurrence qui déterminera la difficulté".

Le coureur de l'équipe Sky a salué tout de même l'arrivée en montagne dès la 5e étape, alors qu'en 2015 la première semaine en plaine avait été émaillée par les chutes: "J'espère qu'on ne verra pas les mêmes choses que cette année. C'était très dangereux dans le peloton", a-t-il commenté.