Tour de France John Lelangue met la barre haut pour les coureurs de Lotto-Soudal.

Johan Lelangue, le manager général de Lotto-Soudal, a découvert avec intérêt le tracé du prochain Tour. "C’est une édition très dure", dit le Brabançon. "Je pense même que ce Tour sera plus dur que celui de cette année. Pas parce que l’on montera plus ou plus haut, mais bien parce qu’il y a de la montagne partout et dès le deuxième jour. Il n’y a aucune période de transition. Pour les coureurs qui font le classement, et ce n’est pas notre cas, ce sera compliqué. Nous, on n’a personne qui vise le classement, mais sinon, il faut être prêt dès le début et aussi que les équipiers soient prêts."

Le patron de l’équipe belge apprécie ce tracé, même si a priori Caleb Ewan et les autres sprinters ne seront pas à la fête. "Moi, je compte quand même six ou sept chances pour les sprinters, dit-il. Il y en a six qui sont jouables, bien sûr parfois sur des terrains accidentés, mais on a vu à Paris-Nice que Caleb peut passer des étapes difficiles. Nous avons gagné quatre étapes cette année (NdlR : trois avec l’Australien et une avec De Gendt). Je mets la barre haut, donc je dis qu’on doit gagner minimum à trois étapes. On ne va pas descendre la barre. En saut en hauteur, on monte la barre, nous aussi."

Car John Lelangue voit ses coureurs capables de jouer la gagne sur tous les terrains. "On a des coureurs offensifs et un des meilleurs sprinters dans l’équipe, poursuit-il. Chaque étape est presque une opportunité, sauf peut-être celle de La Planche des Belles Filles. Même celle de haute montagne, si les favoris se regardent, les attaquants peuvent réussir. Il est trop tôt pour parler de tel ou tel coureur. On va aussi voir à quoi ressemble le Giro et il ne faut pas oublier qu’il y a les Jeux olympiques, six jours après l’arrivée du Tour et pas des Jeux qui ont lieu à Paris ou Londres. Ce sera dur, avec un long voyage en avion, de la chaleur, de l’humidité, un décalage horaire…"